Ce lundi seront connus les résultats du testing gouvernemental lancé en avril dernier. Une campagne d'envoi de faux CV auprès de 40 entreprises privées de plus de 1.000 salariés.

La discrimination à embauche, un problème toujours aussi présent
La discrimination à embauche, un problème toujours aussi présent © Maxppp / Bruno Levesque

Le constat est assez "sombre" selon les mots de la ministre du travail Myriam El Khomri. Environ un tiers des 40 entreprises de plus de mille salariés ont été identifiées comme discriminant significativement les candidats d'origine maghrébine.

Chaque société a été testée entre 30 et 40 fois sur environ trois mois. Testée, c’est-à-dire qu'une équipe de huit personnes, basée à Lyon, a répondu minutieusement à plus de 1.500 offres d'emploi à l'aide de paires de CV. Par exemple ceux de Malika Sayed et Aurélie Favres. Du même âge, même type de lieu de résidence, de nationalité françaises toutes les deux, parcours non pas identique mais équivalent, candidatent sur le même poste d'employé ou de managers. Réponses et non réponses sont comptabilisées.

Plus de 30% d'entreprises qui défavorisent de manière quasi systémique les candidats au nom à consonance maghrébine. C'est énorme, mais c'est moins que ce qu'avait révélé une enquête auprès de TPE et PME réalisée en 2007.

Le sujet reste sensible, trop stigmatisant pour un partie du patronat qui a fait voler en éclat le groupe de travail mis en place autour du chantier des discriminations à l'embauche, alors que les associations regrettent de leur côté une absence de poursuites judiciaires dans la foulée de ce testing.

Faute de réponse apportées à ces discriminations, les noms des entreprises fautives seront en tout cas révélées d'ici quelques mois prévient le gouvernement.

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