200.000 femmes ont été traitées au Distilbène et après leurs filles, ce sont maintenant les petits enfants qui pourraient en subir les conséquences. Une première étude française va donner enfin des indications précises sur les nombres de malformations, de cancers des différentes générations

Distilbène
Distilbène © Radio France
Le distilbène a angoissé des générations de femmes qui se sont senties responsables de l’infertilité de leurs filles parce qu’elles mêmes avaient été traitées avec cette hormone dans les années 50/70 contre les fausses couches. Aujourd’hui leurs filles risquent-elles davantage d'avoir un cancer ? Et qu'en est-il des petits-enfants ? Pour répondre à cette question, une enquête a été lancée par le réseau DES France et la Mutualité française. Toutes les mères traitées, leurs enfants - filles et fils - exposés dans le ventre de leur mère au distilbène et leurs petits-enfants sont appelés à participer à cette enquête subventionnée par l'agence du médicament à l'aide d'un questionnaire anonyme en ligne ([www.des-etude3generations.org](http://www.des-etude3generations.org/)). Interdite aux femmes enceintes aux Etats-Unis dès 1971, cette hormone féminine a été prescrite jusqu'en 1977 en France pendant la grossesse pour prévenir les fausses couches. Ainsi sont nés quelque 160.000 "enfants DES" (Distilbène), filles et garçons. Cette hormone œstrogène est à l'origine de malformations génitales, notamment chez les 80.000 "filles DES", exposées bébé dans le ventre de leur mère, "de cancers particuliers du col de l'utérus et du vagin, de graves difficultés de reproduction, et de ménopause précoce", rappelle le Pr Michel Tournaire, ancien chef de service de la maternité St-Vincent-de-Paul et conseiller bénévole de DES France, l'association de défense des victimes. _Les explications de Danielle Messager_
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