[scald=102465:sdl_editor_representation]LONDRES (Reuters) - L'ancien directeur général du FMI, Dominique Strauss-Kahn, a dû être évacué rapidement dans une voiture de police pour échapper à des manifestants qui l'attendaient à la sortie d'une conférence donnée dans la prestigieuse université britannique de Cambridge, vendredi.

Environ 150 personnes, brandissant des banderoles et scandant "assez de violences, assez de viols" en référence à l'affaire du Sofitel de New York s'étaient rassemblées devant les locaux de l'association estudiantine de l'université où l'ex-ministre français a donné une conférence sur la mondialisation et la zone euro devant un groupe d'étudiants.

A la sortie de DSK, les manifestants ont tenté d'escalader une grille d'une vingtaine de mètres gardée par des policiers et des membres des services de sécurité.

Des pancartes ont été lancées sur la voiture de Dominique Strauss-Kahn et des bousculades se sont produites avec les services d'ordre au moment où l'ex-patron du FMI s'en allait rapidement.

"Je pense qu'il n'aurait pas dû être invité à venir s'exprimer devant les étudiants", a commenté Morgan Wild, 23 ans, étudiant. "Je pense que cela fait partie d'une lamentable campagne de relations publiques pour tenter de rétablir sa réputation et nous ne devons pas être pris pour des imbéciles", a-t-il dit.

La police du Cambridgeshire a indiqué qu'un jeune homme de 19 ans a été interpellé pour agression sur un policier ainsi qu'une jeune femme de 22 ans pour trouble à la paix publique.

Deux autres personnes avaient été interpellées vendredi matin lorsque des banderoles avaient été placardées sur les murs de l'association estudiantine de l'université.

La sécurité avait été renforcée pour la venue de DSK qui est apparu flanqué de quatre gardes du corps lors de son allocution et 25 autres personnels de sécurité avaient été mobilisés spécialement pour l'occasion.

L'ancien ministre n'a pas pu échapper aux questions d'un étudiant qui lui a demandé de s'expliquer sur l'agression sexuelle présumée sur la femme de chambre Nafissatou Diallo qui a entamé des poursuites civiles après l'abandon de la procédure pénale par la justice new-yorkaise.

"La réalité est que j'ai passé une semaine en prison. Il n'y a pas eu de poursuites", a rappelé Strauss-Kahn qui observe une attitude discrète depuis l'abandon des poursuites en août dernier.

Michael Holden; Pierre Sérisier pour le service français

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