Don de sperme
Don de sperme © MaxPPP / Michel Viala

Pour bien faire, et aider les couples infertiles qui en ont besoin, il faudrait 1 200 donneurs de sperme et d'ovocytes (900 femmes et 300 hommes) par an en France. On en est loin : seulement 450 dons d'ovocytes et 260 de sperme en 2015. Résultat : des attentes d'un à quatre ans pour les demandeurs qui se tournent parfois, du coup, vers l'étranger.

Pour tenter de remédier à cette pénurie de gamètes , le gouvernement a ouvert les dons depuis l'automne aux hommes et aux femmes qui n'ont pas eu d'enfants (avant c'était réservé aux hommes et femmes déjà parents). Recruter de nouveaux donneurs , c'est tout le sens de la campagne que lance aujourd'hui l'Agence de biomédecine .Illustration de cette pénurie dans un CECOS, un centre de conservation du sperme et des ovocytes, celui de l'hôpital Jean Verdier, à Bondy .Dans ce centre de dons et de conservation des gamètes (c'est l'un des trois centres de ce type en région parisienne) il y a de l'espace mais pas beaucoup de donneurs. Dix donneurs de sperme et 24 donneuses d'ovocytes se sont présentés l'an dernier. C'est bien trop peu comparé à la centaine de couples infertiles qui ont déposé ici un dossier. Pour eux l'attente peut aller jusqu'à 3 ans . Le docteur Florence Eustache dirige ce centre situé à Bondy en Seine-saint-Denis. Pour elle la difficulté n'est pas seulement de trouver des donneurs, c'est aussi de faire en sorte qu'ils aillent au bout de la démarche : la moitié de ceux qui se présentent pour donner finissent par renoncer.

Ils pensent qu'ils viennent, font un prélèvement, s'en vont et c'est fini, alors que c'est une démarche qui est médicalisée. Et donc, il y a des donneurs qui abandonnent. La déperdition est de l'ordre de 40 à 50%

Face aux donneurs qui se découragent, beaucoup de médecins évoquent le manque de moyens dont ils disposent car pour les convaincre, il faudrait sans doute mieux disent-ils les accompagner.

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