[scald=42265:sdl_editor_representation]PARIS (Reuters) - Le parti majoritaire UMP et l'extrême-droite ont critiqué vivement vendredi le Parti socialiste après la mise en examen d'un de ses importants dirigeants régionaux, Jean-Noël Guérini, jeudi à Marseille.

Homme fort de la fédération des Bouches-du-Rhône et président du conseil général, Jean-Noël Guérini est poursuivi pour "association de malfaiteurs" notamment dans une affaire de malversations présumées sur des marchés publics, pour laquelle son frère a été incarcéré.

Le secrétaire général de l'UMP Jean-François Copé a dit sur I-télé que le PS était en cause dans son fonctionnement, car les problèmes étaient anciens dans cette région.

"Ce que je ne comprends pas, c'est cette loi du silence qui pendant près de dix ans, a conduit les responsables successifs du PS, M. Hollande, Mme Aubry ensuite, à se mettre un masque pudique pour ne pas aborder cette question", a-t-il dit.

Marine Le Pen, présidente du Front national et candidate à la présidentielle, a remarqué que le PS n'avait pas encore totalement poussé dehors son élu marseillais, qui s'est mis de lui-même en "congé" des instances dirigeantes et a délégué une partie de ses pouvoirs à un vice-président du conseil général, sans quitter la présidence.

"Un parti politique n'est pas lié par la présomption d'innocence, il peut décider que les soupçons sont assez graves pour prendre une décision d'exclusion du mouvement. Je remarque que le PS ne l'a pas fait", a-t-elle dit sur RMC.

Elle considère cependant que l'UMP ne se comporte pas différemment dans le cas de Georges Tron, chassé du gouvernement après une mise en examen pour viols, mais qui conserve son mandat de maire de Draveil (Essonne) et des fonction au parti.

"Pourquoi M. Tron est-il toujours le responsable départemental de l'UMP, pourquoi est-il toujours maire de sa ville alors qu'il est soupçonné d'attouchements sur des employées municipales ?", a-t-elle demandé.

Thierry Lévêque, édité par Marine Pennetier

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