Bientôt des steaks hâchés irradiés?
Bientôt des steaks hâchés irradiés? © MaxPPP / Julio PELAEZ

Le ministère de la Santé canadien propose des changements à la réglementation des aliments et des produits de santé afin de permettre la vente de boeuf haché irradié au Canada, viande qui est ensuite exportée notamment en France.

L'irradiation consiste à bombarder la viande avec de l'énergie «ionisante» semblable aux rayons X. Déjà, d'autres aliments tels que les herbes aromatiques ou les viandes "exotiques" telles que les cuisses de grenouilles, les oignons, les pommes de terre, le blé, la farine, la farine de blé entier et les assaisonnements déshydratés peuvent être traités par irradiation au Canada.

Technique sanitaire...

L'industrie canadienne de l'élevage bovin réclame depuis dix-huit ans le droit d'utiliser l'irradiation pour prévenir la propagation de bactéries comme l'E. coli. L'objectif serait d'autoriser, mais non pas d'obliger, l'industrie de l'élevage bovin à recourir à l'irradiation pour améliorer l'aspect sécuritaire de ses produits. Le ministère de la Santé va proposer un amendement en juin, puis le texte sera également soumis à approbation publique.

Sur le site du Ministère de la Santé du Canada, on peut lire:

L'irradiation a pour but de désinfecter la viande hachée fraîche refroidie ou congelée de l'organisme pathogène appelé Escherichia coli O157:H7 afin de rendre ces aliments plus sûrs à la consommation des humains.

La demande ne porte que sur la viande hachée finement, fraîche refroidie ou congelée, emballée et prête pour la cuisson par les consommateurs ou les chefs de la restauration ou encore, emballée et prête pour un traitement supplémentaire dans le cas où le produit est utilisé comme ingrédient dans d'autres aliments.

►►►ALLER PLUS LOIN | Les explications du Ministère canadien de la Santé

... ou technique toxique?

Jusqu'à présent, la réaction négative de la population a empêché l'industrie et le gouvernement canadien de mettre en place ce procédé. D’après Monique Lacroix, une chercheuse du Centre d’irradiation du Canada et du Centre INRS-Institut Armand-Frappier, citée par l'Agence La Presse canadienne, un faible niveau d’irradiation n’entraîne pas une hausse assez importante du taux de benzène, déjà présent dans la viande emballée, et de radicaux libres pour représenter un danger pour la santé.

Selon les détracteurs de cette technique, elle serait toxique car produirait du benzène et peu intéressante car elle réduirait la valeur nutritionnelle des aliments.

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