Plus forte que l'automobile et l'aéronautique, l'industrie de la mode revendique sa place sur le podium de l'économie française.

28 septembre 2016, défilé Rochas à Paris
28 septembre 2016, défilé Rochas à Paris © AFP / BERTRAND GUAY

L'industrie française de la mode revendique un poids économique plus important que ceux de l'automobile et de l'aéronautique réunis, avec 1,7% du PIB, selon une étude de l'Institut français de la mode (IFM) rendue publique cette semaine.

"C'est le tout premier état des lieux du secteur, il n'y a pas de précédent", a résumé Pierre-François Le Louët, président de la Fédération de prêt-à-porter féminin.

En incluant le textile, les vêtements, les chaussures mais aussi l'horlogerie, la bijouterie, l'optique, les parfums et cosmétiques, les industriels de la mode en France prétendent représenter un chiffre d'affaires direct de 150 milliards d'euros.

580 000 emplois directs

Dominique Jacomet, directeur général de l'Institut français de la mode, est catégorique :

Cela représente 1,7% du PIB, avec 36 milliards d'euros de valeur ajoutée. Cela peut surprendre, mais la mode est donc plus importante dans l'économie française que l'aéronautique ou que l'automobile, qui représentent respectivement 0,7% et 0,5% du PIB.

Ce secteur représente 580 000 emplois directs et 1 million d'emplois indirects, sous-traitance comprise.

La locomotive du luxe

Pour Ralph Toledano, président de la Fédération française de la couture, "du point de vue marketing, la mode, c'est la locomotive d'activités (du luxe)", comme la joaillerie ou les parfums.

Intitulée Le Véritable périmètre des industries de la mode, l'étude estime que la Fashion Week de Paris (hors défilés masculins) génère 10,3 milliards d'euros de chiffre d'affaires par an, et 1,2 milliard d'euros de retombées économiques.

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