Les intermittents occupent le théâtre de l'Odéon à Paris
Les intermittents occupent le théâtre de l'Odéon à Paris © MaxPPP / Frédéric Dugit

Dimanche soir, c'est le théâtre de l'Odéon qui a été occupé par une cinquantaine d'intermittents. Ce lundi soir, la CGT Spectacle et la Coordination des intermittents et précaires appellent à une mobilisation devant le ministère du Travail. Des actions pour peser dans l'ultime séance de négociations ce lundi au sujet de l'assurance chômage des intermittents.

Depuis deux ans, la loi laisse aux employeurs et salariés du culturel le soin de négocier leur régime particulier mais avec un budget fixé lors de négociation paritaire de l'assurance chômage. Lors de ces négociations, le patronat a proposé des économies de 185 millions d'euros sur deux ans , inacceptable pour la CGT Spectacle et la Coordination des intermittents. Ces syndicats demandent, entre autre, le retrait du Medef des instances paritaires de l'assurance chômage . La proposition d'économie du Medef a déjà été signée par la CFDT, la CFTC et la CFE-CGC, syndicats minoritaires dans le spectacle. Pour Denis Gravouil, secrétaire général de la CGT Spectacle, "l'assurance chômage doit rester dans le cadre de la solidarité interprofessionnelle".

Ou bien on arrive à un accord avec nos employeurs et dans ces cas là, il faut que le gouvernement tienne ses promesses (...) et c'est cet accord qui doit s'appliquer . Ou bien il n'y a pas d'accord et nos employeurs en porteront la responsabilité parce qu'ils n'auront pas voulu faire un effort alors qu'eux aussi bénéficient du droit d'employer des gens sous une forme précaire et donc ça doit générer des droits sociaux , il faut qu'ils l'entendent, explique le secrétaire général de la CGT Spectacle.

La ministre de la Culture Audrey Azoulay a qualifié de"provocation" la lettre de cadrage , en soulignant que "l'État ne laissera pas tomber les intermittents".Un accord doit être transmis à l'Unedic avant jeudi .

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