nouvelle grève jeudi contre les nouveaux rythmes scolaires
nouvelle grève jeudi contre les nouveaux rythmes scolaires © reuters

Non, ce n'est pas une nouvelle réforme, mais cette semaine il y a bien un jour d'école en moins : les syndicats appellent à faire grève aujourd'hui, et à défiler contre la réorganisation des rythmes scolaires. Le ministère annonce plus de 20%de grévistes.

Trois mois après la mise en place de la réforme (qui fait passer la semaine à 4,5 jours) dans une partie des communes de France, 17% pour être exact, les nouveaux rythmes scolaires ne passent toujours pas. D'autant plus que les 83% restants devront l'appliquer à la rentrée prochaine.

Pour cette nouvelle journée de mobilisation, le ministère de l'Éducation nationale attend 21,35% de grévistes, 22% à Paris (où la réforme s'applique déjà). Un tiers des écoles y seront partiellement en grève. Le syndicat SNUipp-FSU annonce lui "plus de 30% de grévistes".

Pas d'école, mais sans doute pas de cantine, de garderie ou d'activités périscolaires non plus dans les établissements concernés.

Pas forcément facile à gérer pour les parents... Reportage à Poitiers de Vincent Hulin.

Les syndicats dénoncent toujours un "bricolage"

Le secrétaire général du SNUipp-FSU, Sébastien Sihr, parle d'un "débat qui empoisonne l'école. Je ne crois pas que l'échec scolaire va être réglé en retournant à l'école le mercredi matin. L'enjeu est ailleurs et il faut un coup d'accélérateur sur les moyens à mettre pour concrétiser la priorité au primaire affichée par Vincent Peillon." Son syndicat demande une réécriture du décret pour l'assouplir.

FO, CGT et Sud réclament eux l'abandon du décret, et s'opposent à ce que les activités périscolaires non liées aux rythmes (centre de loisirs, garderie) bénéficient aussi d'un assouplissement des taux d'encadrement par les animateurs - réclamé par les maires.

Dans les cortèges du jour il y aura aussi des parents d'élèves : la Peep, deuxième fédération de parents, appelle à manifester pour obtenir "une grande concertation" sur la réforme des rythmes. La FCPE, principale fédération de parents, soutient elle la réforme.

Côté politique, les députés doivent examiner une proposition de loi UMP qui pourrait laisser aux maires "le libre choix" aux maires sur l'organisation du temps scolaire dans leurs communes. Une idée balayée par Vincent Peillon : "La liberté des élus n'a jamais été aussi grande qu'avec ce décret", assure le ministre de l'Éducation nationale.

Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.