Contrairement aux rumeurs diffusées sur les réseaux sociaux, l’éducation sexuelle ne concerne pas les enfants de maternelle. Depuis plusieurs années, à l'approche de la rentrée scolaire, des "fakes" circulent, alarmant certains parents. Le point sur ce qui est réellement enseigné à l'école sur le sujet.

A l'exposition Zizi Sexuel à la Cité des Sciences et de l'Industrie en 2014
A l'exposition Zizi Sexuel à la Cité des Sciences et de l'Industrie en 2014 © Maxppp / Bruno LEVESQUE

Tout l'été, des vidéos volontairement alarmistes ont circulé sur les réseaux sociaux. Sont évoqués, pêle-mêle, des cours donnés aux enfants de 4 ans, des séances entre enfants et adultes pour "apprendre à se masturber", des ouvrages ouvertement pornographiques étudiés à l'école primaire... Tout cela est faux, et il convient de revenir au programme factuellement.

Rien ne change à la rentrée concernant l'éducation sexuelle à l'école

Les cours d’éducation sexuelle existent depuis 2001. La ministre de la Famille de l’époque, Ségolène Royal, et le ministre de l’Éducation nationale, Jack Lang, ont imaginé une mallette pédagogique sur "l'éducation sexuelle et la vie affective" destinée aux collégiens et à certaines classes de lycée.

Pour le gouvernement, l’objectif est "de permettre aux élèves d’adopter une attitude de responsabilité individuelle et sociale" sur cette question. Par ailleurs, il s’agit pour les éducateurs d’aborder les questions liées au consentement. 

Des cours mis en place au collège et lycée

Ces séances d’éducation sexuelle sont mises en place à la demande de l’Éducation nationale au collège. Il s’agit de trois séances réparties sur l’année. Les organismes ou associations qui viennent dans les collèges parler de sexualité doivent être agréés par l’État.

Bien souvent, "l’éducation sexuelle et affective" permet aux enfants pré-adolescents ou adolescents de poser leurs questions et de lever leurs inquiétudes. Les intervenants, mais aussi l'infirmière scolaire, peuvent ainsi expliquer clairement les changements liés à la puberté, souvent générateurs d’inquiétude. Ces séances sont mises en place en cohérence avec l'enseignement donné en SVT sur le sujet par les professeurs. 

Enfin, l'Éducation nationale est claire quant à ses objectifs : "Cette éducation à la sexualité ne se substitue pas à la responsabilité des parents et des familles. Afin de permettre aux élèves d'opérer des choix libres et responsables, il s'agit de travailler avec les élèves dans une démarche fondée sur la confiance dans leurs capacités, visant à développer l'estime de soi et l'aptitude à faire des choix personnels."

L'éducation à la sexualité prend la forme d'une invitation au dialogue, dans un cadre global, positif et bienveillant.

De son côté le ministre actuel de l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, a expliqué dans une interview donnée au quotidien Le Monde qu'il fallait insister sur les notions de respect d'autrui et de connaissance de son corps. Il a par ailleurs ajouté qu'il recevrait prochainement associations familiales et parents d’élèves pour "éviter toute ambiguïté".

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