Lancée il y a quelques semaines, la newsletter "Les petites Glo", à destination des adolescents, veut démocratiser la prise de parole des plus jeunes sur les questions féministes.

Les youtubeuses, de plus en plus nombreuses "à se lancer dans le militantisme sur Internet" deviennent des références pour les adolescentes en matière de féminisme.
Les youtubeuses, de plus en plus nombreuses "à se lancer dans le militantisme sur Internet" deviennent des références pour les adolescentes en matière de féminisme. © Capture d'écran Solange te parle Youtube

Le format est court, le vocabulaire, celui des couloirs du lycée et les icônes choisies sont déjà connues des ados. Après Les Glorieuses, newsletter féministe au succès grandissant, et dont Rebecca Amsellem est notre invitée ce mercredi 8 mai, les membres des Glorieuses ont choisi d'échanger avec les plus jeunes.

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Parce que sur ce sujet, le micro ne doit pas être ouvert "qu'aux femmes blanches aux nombreux diplômes", Florence Fortuné, qui gère Les Petites Glo, veut "donner la parole à celles qu'on n'entend pas".

"Bienveillance, empowerment et partage"

Face aux caricatures de la "femme agressive, qui ne rase pas et boit son sang menstruel", les adolescentes ne se font que peu entendre sur les questions féministes. Pourtant, Florence se souvient des "problématiques" dont elle aurait aimé entendre parler, lorsqu'elle même était une adolescente. C'est sur cette philosophie que se base la newsletter, poursuit l'activiste féministe : "il faut leur parler de sexualité, d'appropriation de leur corps, de sexisme ordinaire".

Pour susciter la réflexion et le débat des lectrices et lecteurs des Petites Glo, la rédaction s'appuie sur les icônes des ados : les youtubeuses, de plus en plus nombreuses "à se lancer dans le militantisme sur Internet" mais aussi des actrices et chanteuses. "Bien sûr, précise Florence Fortuné, on parle de la génération Miley Cyrus, Emma Watson et Beyoncé. Ces nana-là ont tant apporté à la sensibilisation aux problématiques féministes".

En France, on peut notamment citer Solange te parle qui, avec un ton et une liberté de parole qui font sa signature, aborde les questions de sexualité auprès des ses 260.000 abonnés.

Avec pour conséquence une part grandissante d'adolescentes et de jeunes femmes se revendiquent féministes, non pas de manière "autoproclamée", mais comme une évidence : "L'inégalité des genres les enrage, elles veulent pouvoir disposer de leurs corps commes elles le souhaitent et parler de sexualité librement."

Les Glorieuses est aujourd'hui suivie par 40.000 personnes, tandis que sa petite sœur, en moins d'un mois, a déjà rassemblé plus de 800 lecteurs. Pour approfondir le dialogue et donner aux adolescents, quelque soit leur sexe, les moyens de s'exprimer, un groupe de discussion existe également sur Facebook.

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