À l'occasion de l'édition 2017 de Solidays à l'hippodrome de Longchamp, retour sur le Sida, une épidémie encore bien présente, 18 ans après la création du festival.

Luc Barruet, fondateur de Solidays lors de la conférence de présentation de l'édition 2017
Luc Barruet, fondateur de Solidays lors de la conférence de présentation de l'édition 2017 © Maxppp / Christophe Morin

Après une année record en 2016 (202.000 spectateurs, soit le plus grand festival francilien), Solidays devrait accueillir un peu moins d'amateurs de musique pour sa 19e édition. Mais les organisateurs souhaitent qu'il ait surtout une dimension politique, en pleine année de changements électoraux. Début juin, lors de la présentation de l'affiche, Luc Barruet (fondateur du festival et de Solidarité Sida) a ainsi invité Emmanuel Macron, l'appelant à "ne pas oublier ni la lutte contre le sida, ni les engagements de la France en termes d'aide au développement international". En 2016, Solidays avait permis de récolter 2,2 millions d'euros pour soutenir des actions de prévention un peu partout dans le monde.

Toujours plus de prévention

L'un des enjeux du Sida en France, c'est la prévention et donc l'information, l'un des objectifs du festival. Selon la Haute autorité de santé (HAS) dans un rapport de mars 2017, près de 150.000 personnes sont aujourd'hui atteintes par le VIH dans le pays, dont 30.000 sans le savoir. Le nombre d'infections ne baisse pas : il est stable, avec un peu plus de 7.000 nouveaux cas chaque année, dont 40 % sont diagnostiqués tardivement.

► DOCUMENT | Le communiqué complet de la Haute autorité de santé

Or la détection rapide d'une contamination permet non seulement de prévenir l'évolution de la maladie (et donc d'augmenter l'espérance de vie) mais aussi d'éviter que la personne ne contamine d'autres partenaires.

La Haute Autorité de Santé (HAS) recommande donc un dépistage régulier, plus ou moins fréquent selon le risque. Tous les trois mois, par exemple, chez les hommes ayant des relations à risques avec d'autres hommes (chez qui le risque d'infection est 200 fois plus important que la moyenne de la population), tous les ans pour les utilisateurs de drogue par injection (risque 20 fois supérieur) ou les personnes originaires de zones à risque. Pour tout Français, la HAS recommande un contrôle "au moins une fois dans la vie".

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