Cette année, près de quatre millions de ménages modestes vont pouvoir bénéficier de ce 'chèque énergie', qui peut-être utilisé pour payer les factures ou pour les rénovations énergétiques.

En 2018, près de quatre millions de ménage modestes vont pouvoir bénéficier de ce chèque énergie qui peut-être utilisé pour payer les factures ou pour les rénovations énergétiques.
En 2018, près de quatre millions de ménage modestes vont pouvoir bénéficier de ce chèque énergie qui peut-être utilisé pour payer les factures ou pour les rénovations énergétiques. © AFP / Jaap Arriens / NurPhoto

Fini les tarifs sociaux de l'électricité et du gaz et place au chèque énergie : c'est l'une des nouveautés de l'année 2018. Après deux ans d'expérimentation dans quatre départements, le dispositif est désormais généralisé. Au printemps, quatre millions de ménages aux revenus très bas vont recevoir ce chèque de 150 euros en moyenne, pour les aider à payer leurs factures d'énergie. 

Il s'adresse aux ménages les plus modestes, aux personnes seules qui gagnent moins de 7 500 euros par an, 16 100 pour un couple avec deux enfants. Il y a donc bien sûr des critères, mais aucune démarche à faire. Tout se fait sur la base des informations transmises par les services fiscaux et cela va donc toucher un public plus large que les tarifs sociaux de l'électricité et du gaz, comme l'explique Alain Regnier, président de l'association Solidarités Nouvelles pour le logement :  "Ce sera automatique et ce sera plus simple. Les personnes qui se chauffaient au bois ne bénéficiaient pas des tarifs sociaux et il y a beaucoup de personnes âgées en zones rurales qui utilisent ce mode de chauffage. 

Ce n'est pas une somme considérable mais déjà, que tout le monde puisse en bénéficier, cela me parait être un progrès significatif. 

150 euros en moyenne cette année, c’est bien, mais c'est trop peu pour Joël Vormus, le président du CLER, réseau pour la transition énergétique :  

Pour un ménage en situation de précarité énergétique, on est souvent confronté à des factures qui  vont au delà de 600 euros par mois. Avec 150 euros, on ne traite pas les problèmes structurels. 

Le chèque énergie doit être revalorisé en 2019 pour atteindre en moyenne 200 euros.

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