En Europe, la pollution tue 500 000 personnes prématurément. Même si l'agence européenne de l'environnement signale dans un rapport une très lente amélioration de la situation.

En île-de-France, ce sont les particules fines qui nuisent le plus à la santé des habitants.
En île-de-France, ce sont les particules fines qui nuisent le plus à la santé des habitants. © AFP / PHILIPPE LOPEZ

L'Agence européenne pour l'environnement rend son rapport sur la situation environnementale en Europe. Ce document annuel dresse un état des lieux de la pollution sur tout le continent et en particulier dans les 28 pays de l'Union. Légère lueur d'espoir, on observe une très faible baisse du nombre de décès pour cause de pollution, comme l'explique Hans Bruyninckx, le directeur de l'agence basée à Copenhague :

Il est encourageant de constater que de nombreux gouvernements européens, et en particulier les villes, montrent l'exemple et protègent la santé des personnes en améliorant la qualité de l'air.

Pollution : les cartes de la pollution aux particules fines et au dioxyde d'azote en Europe.
Pollution : les cartes de la pollution aux particules fines et au dioxyde d'azote en Europe. © Radio France / visactu

La pollution atmosphérique reste la première cause environnementale de décès prématurés avec, selon le rapport, 520 400 décès prématurés enregistrés dans 41 pays européens en 2014 (contre 550 000 en 2013).

Particules concentrées

Deux pays sont particulièrement visés par le rapport sur le taux de particules fines : la Pologne et l'Italie. Mais sur le nombre de morts, c'est l'Allemagne qui paie le plus lourd tribut avec plus de 80 000 décès par an devant l'Italie, le Royaume-Uni et la France.

"La Commission européenne est résolue à s'attaquer à ce problème et à aider les États membres à faire en sorte que la qualité de l'air que respirent leurs citoyens réponde aux normes les plus élevées", a expliqué Karmenu Vella, commissaire européen chargé de l'Environnement, des Affaires maritimes et de la Pêche.

Pour Franck-Olivier Torro, président de Respire, Association nationale pour la prévention et l'amélioration de la qualité de l'air, il existe des pourtant des solutions :

Il faudrait faire quelque chose pour le Diesel, Il faudrait développer les transports en commun et arrêter le tout voiture. C’est en consommant plus local qu’on aura moins de camion sur les routes.

"L’Union européenne menace la France et d’autres pays de sanctions mais on voit qu’au niveau de l’État, il ne se passe pas grand-chose. Par contre certaines villes commencent à en prendre conscience comme Paris, Nantes ou Grenoble en France."

Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.