Dans la famille vélo, je demande… le fils, le frère, le neveu. Le vélo, c’est bien souvent une affaire de famille, et on ne compte plus, les fratries, voire les dynasties.

Les Pélissier

En 1923, il y a 12 ans qu’un Français n’a pas gagné le Tour.Aidé par son frère Francis, Henri Pélissier va redorer le blason du cyclisme national, en s’imposant magistralement. L’année suivante, il seront les coureurs inspirant à Albert Londres l’expression « forçats de la route ».Henri gardera la victoire de 1923 comme titre de gloire. Francis, surnommé « Le Grand », restera comme le directeur sportif qui a déniché Jacques Anquetil. Quant à Charles, dit « Valentino »… il lancera dans le peloton la mode des gants blancs avec socquettes assorties.

Les Roche

Le Premier Irlandais vainqueur de la Grande Boucle en 198, a réussi cette année là le triplé Tour d’Italie-Tour de France-Championnat du Monde. Seul avant lui, Eddy Merckx avait réussi cet exploit, personne ne l’a réédité.En 1985, dans un Tour archi dominé par Bernard Hinault, il avait été un des rares à se rebeller, faisant preuve d’un « fighting spirit » incontestable, pour s’imposer au sommet de l’Aubisque.

Stephen Roche a un frère, lui aussi coureur professionnel, qui terminera sa carrière sans victoire mais qui donnera naissance à un fils, neveu de Stephen donc, Daniel Martin, réputé bon rouleur et qui connaît le poids de l’héritage familial.
Et dans la famille Roche, il reste le fils de Stephen, Nicolas. Bon joueur de rugby, il s’est tout de même orienté vers le vélo. Il croisera la route de son cousin Daniel sur les routes cet été. ### Les Simon Pascal Simon est resté dans la mémoire des amoureux du Tour pour cette héroïque défense du maillot jaune en 1983. Au soir de la 10ème étape, il devient leader du classement. Le lendemain, il tombe et se fracture l’omoplate. Serrant les dents, il va défendre sa première place jusqu’à son abandon dans la 17ème étape. Mais c’est dans le contre-la-montre du Puy de Dôme, deux jours plus tôt, qu’il avait véritablement été terrassé. Le héros du Tour 1983 a quatre frères, qui ont tous été professionnels :François, Jérôme et Régis. C’est le fils de ce dernier qui porte encore le flambeau familial : Mathieu Simon n’a pas trouvé sa place dans le peloton professionnel, mais reste plus qu’une valeur sûre dans le monde du cyclisme amateur français.
### Les Bernaudeau JR, Jean-René Bernaudeau est presqu’aussi connu pour sa capacité à « flinguer » en parole que pour son palmarès sur la route. Le Vendéen au franc parler incontestable, a été l’un des meilleurs espoirs du cyclisme français, maillot blanc du meilleur jeune du Tour en 1979, bon grimpeur et descendeur vertigineux, mais sans doute pas assez rouleur pour s’imposer dans un Tour (il courait face à des Hinault, Fignon ou LeMond, c’était compliqué !) Bernaudeau est devenu directeur sportif. Et il doit désormais gérer un coureur nommé Giovanni Bernaudeau, son propre fils, dont on peut supposer qu’il n’a pas la vie la plus facile des coureurs de l’équipe Europcar.
### Les Hinault Le Blaireau junior (aujourd’hui âgé de 39 ans) souffre évidemment de la comparaison avec son géniteur. Sébastien Hinault est pourtant professionnel depuis 1997 et a déjà participé à 11 Tours de France, ce qui prouve sa qualité et la confiance que lui font ses directeurs sportifs, mais sa spécialité, le sprint, en fait surtout un coureur de classiques. Et lui aussi, doit porter le poids de son nom sur toutes les routes du circuit professionnel.
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