Les places continuent de manquer dans les résidences étudiantes. Le plan 40 000 logements sera tenu d'ici au 31 décembre 2017 mais reste insuffisant pour la FAGE.

D'ici 2020, le cap des trois millions d'étudiants sera franchi, un enjeu pour les investisseurs immobiliers.
D'ici 2020, le cap des trois millions d'étudiants sera franchi, un enjeu pour les investisseurs immobiliers. © Maxppp / VALENTINE CHAPUIS/PHOTOPQR/LA DEPECHE DU MIDI

A l'approche de la rentrée et avec l'annonce de la baisse de l'aide au logement pour les étudiants, nombre d'entre eux cherchent à se loger. Si le plan 40 000 logements promis par l'ancienne ministre de l'Éducation, Najat Vallaud-Belkacem est en passe d'être tenu, les places continuent de manquer. Selon la FAGE, la première organisation étudiante, 100 000 places de plus seraient nécessaires.

Emmanuel Macron, lui, en avait promis 60 000 pendant sa campagne. "Si ça se fait, ce serait déjà pas mal" estime la FAGE. Mais depuis l'arrivée au pouvoir d'En Marche, aucune annonce n'a été faite.

Le logement étudiant, un investissement rentable ?

Le temps presse pourtant pour fournir plus de logements étudiants et s'adapter à la demande. La France est le quatrième pays qui accueille le plus d'étudiants étrangers et le pays affronte en plus un tournant démographique : d'ici trois ans, le cap des trois millions d'étudiants sera franchi.

Certains investisseurs ont d'ailleurs bien compris bien compris l'urgence de la demande, à l'image des résidences privées, types Estudines, qui fleurissent un peu partout dans les grandes villes, comme à Toulouse, Paris ou Lyon.

Une solution intéressante, à condition toutefois que les choses soient un peu encadrées, préviennent les syndicats étudiants. Dans la capitale, les loyers des résidences étudiantes avoisinent parfois les 900 euros. Soit le même prix, voire un peu plus, que dans le parc privé.

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