Une petite salle de prière musulmane de Lesparre-Médoc, en Gironde, a de nouveau été taguée dans la nuit de vendredi à samedi. Manuel Valls condamne, les élus s’interrogent.

Mosquée croix gammée
Mosquée croix gammée © Radio France

Qui en veut à la communauté musulmane de Lesparre-Médoc ? Pour la deuxième fois en quatre jours, des croix gammées ont été peintes sur la façade d'une petite salle de prière de la commune dans la nuit de vendredi à samedi. Les gendarmes ont aussi découvert des croix gammées sur un véhicule garé à proximité de la salle.

Déjà dans la nuit de mardi à mercredi, un début d'incendie avait pu être arrêté par des fidèles. Pour le dernier jour du ramadan, ils s’étaient rassemblés dans cette salle.

Vers 1 H, ceux encore présents avaient senti une odeur de brûlé, puis dû éteindre un paillasson en partie consumé , vraisemblablement par un papier et un liquide inflammable introduits par une fente dans la porte. A leur arrivée peu après, les gendarmes ont aussi découvert une croix gammée taguée en orange sur le mur extérieur de la maison, utilisée depuis plus de dix ans comme salle de prière, et d'une capacité d'une trentaine de personnes maximum.

Retrouver les auteurs de ces actes intolérables

Hier soir, le ministre de l’intérieur Manuel Valls a condamné ces nouvelles profanations . Il a "apporté son entier soutien à l'ensemble de la communauté musulmane girondine" et assure de la "pleine mobilisation des enquêteurs la gendarmerie nationale pour identifier, interpeller et déférer à la Justice le ou les responsables de ces actes intolérables".

Bernard Guiraud, maire de Lesparre, commune d'environ 6.000 habitants, a rencontré depuis l'incident les responsables musulmans locaux. Il se dit surpris par ces actes, dans la mesure où la petite communauté musulmane de Lesparre est "ancrée depuis des années et intégrée sans problème", y compris de l'avis des voisins de lieu de prière.

Bernard Guiraud, le maire de la commune

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