La Covid-19, le confinement et le télétravail ont changé nos vies ces derniers mois... provoquant, parfois, des situations cocasses.

 En télétravail, pas facile de rester concentré...
En télétravail, pas facile de rester concentré... © Getty / Westend61

Vous avez laissé le micro ouvert ? Vous n'aviez pas désactivé la caméra ? Vous avez partagé le mauvais écran ? Vous avez développé de supers astuces pour bien gérer vos visioconférences ? Parce que bosser à distance, faire de son salon un bureau, n'est pas tout à fait "normal", parce que les conditions font que, parfois, il peut y avoir des imprévus et des surprises, France Inter a récolté quelques anecdotes de télétravail. Des mésaventures qui arrivent à tout le monde et même au sommet de l'État : lors d'une visioconférence un conseiller de l'exécutif s'était laissé aller à traiter, micro ouvert, de "petit coq" le ministre de l'Intérieur, avant de se faire reprendre, comme nous le racontions dans un précédent article

Mélina, 35 ans (Tarn-et-Garonne), travailleuse social

"Lors du premier confinement, pendant une réunion visio, mon fils de six ans s'est mis derrière la caméra et m'a dit tout haut : 'Maman, ta réunion se termine à 16h... Là, il est 16h15 et c'est l'heure du goûter !' Évidemment, rires dans l'assistance et... grand moment de gêne pour moi."

Thibaut, 26 ans (Paris), ingénieur

"Suite à l'annonce du confinement, un ami m'a proposé de fuir la région parisienne avec lui, dans une maison de campagne. Nous sommes partis à sept pour nous couper du monde et éviter le burn-out du premier confinement. L'expérience est intéressante, c'est un mélange de colo et d'esprit start-up, mais tout le monde a un travail différent. Toutefois, la promiscuité peut créer des situations inattendues. Vendredi dernier, je me suis retrouvé dans une réunion importante avec un acteur public et une vingtaine d'entreprises. Nous discutions des mobilités en Île-de-France. Alors que je me trouvais dans ma chambre, à l'écart, un ami a décidé de me rejoindre pour travailler au calme. Après une heure de réunion, il a voulu aller prendre une douche. 

Au bout d'un mois confinés, la pudeur n'existe plus vraiment...

Le voilà qui se déshabille dans la chambre pour optimiser son temps de douche. Sauf que j'avais la caméra allumée, avec 75 personnes en direct. Après avoir noté quelques rires dans l'audience, j'ai vérifié le retour de l'image et j'ai pu apercevoir... les fesses de mon collègue. J'ai débranché la caméra que je n'ai osé remettre par la suite, un peu gêné et amusé à la fois."

Christelle, assistance commerciale

"Lors d'une réunion Teams depuis la maison, j'ai prononcé un gros mot pour mettre en forme une situation assez agaçante. Là, mon fils de 6 ans qui était à côté est venu me dire que ce n'était pas bien : 'Tu viens de dire un gros mot !'. Tout le monde à éclaté de rire..."

Tristan, 31 ans (Isère), développeur en intelligence artificielle

"Lors du premier confinement, en plein milieu de ma présentation pour l’un de nos clients, mon fils de trois ans commence à faire le pitre pour que je joue avec lui. Je l'éconduit gentiment mais, têtu et observateur...

Il comprend qu’en débranchant notre modem, il peut interrompre nos visioconférences.

Ce qu’il a donc fait, pour retenter une approche. Qui n’a, malheureusement pour lui, pas abouti !"

Mélissa, 29 ans (Paris), chercheuse en biologie

"Nous sommes en été, entre les deux confinements. Certains chercheurs viennent au bureau, la plupart télé-travaillaient. Nous sommes en meeting Zoom avec le labo au complet, pour faire le bilan de l'année et décider de la stratégie de l'année prochaine en terme d'enseignement et de recherche, modulo la situation du Covid. Gros meeting, donc. Un des grands chercheurs de l'équipe, appelons-le Romain, la cinquantaine, assiste au meeting virtuel mais depuis le labo. Il est donc seul dans son bureau, mais sa porte est ouverte sur le couloir. Il ne parle pas beaucoup, il a l'air concentré. Une collègue passe dans le couloir et le salue. Il l'interpelle, un air enfantin sur le visage, en pointant son écran : 

'Hé regarde, on est en meeting super important et moi je joue à Candy Crush !'

Silence soudain dans la salle virtuelle, brisé par le directeur du labo... 'Romain ton micro.'"

Marine, 38 ans (Ille-et-Vilaine), enseignante-chercheuse

"Reprise du travail le 11 mai, après mon congés de maternité, jour du premier déconfinement. Mon fils, âgé de 2 mois et demi est avec moi à la maison, compte-tenu du contexte de l'époque. 

J'ai donc du développer mille et une stratégies pour allaiter pendant mes réunions sans que mes interlocuteurs le remarquent... 

Pas assez de débit pour mettre la caméra, je filmais que le haut de ma tête... Bien entendu, mon fils avait TOUJOURS faim au moment d'une réunion !"

Geoffroy, 35 ans (Var), commercial

"Au lieu d'avoir notre conférence en physique, elle s'est tenue en distanciel sur une plateforme numérique avec des avatars pour chaque participant. 

J'ai eu l'impression d'être payer à jouer aux Sims pendant trois jours.

Mais on ne pouvait pas mettre de cheveux verts à son personnage..."

Agnès, 37 ans (Gironde), commerciale

"Le premier confinement a marqué dans mon entreprise la tenue extrêmement fréquente de réunions. Systématiquement, un petit nombre de participants ont oublié de couper leur micro. Bruits de vaisselle, musique fitness, échanges furtifs avec les enfants. Ce jour de grosse réunion de service, nous sommes 70 et de nouveaux participants continuent d'arriver. L'un de mes collègues a eu un bébé quelques semaines avant et il profite que la réunion n’a pas commencé pour le bercer. Avant d'avoir pu lui signaler que son micro n’était pas coupé, un bruit sans équivoque retentit dans les casques de chacun alors que le bébé vient de remplir très bruyamment sa couche. Et mon collègue, de féliciter son enfant d’une voix enthousiaste : 'Ah ! Ça, ça fait du bien !' J’en ai pleuré de rire."