[scald=43313:sdl_editor_representation]PARIS (Reuters) - Le barreau de Paris a annoncé lundi avoir ouvert une enquête déontologique sur l'avocat Robert Bourgi, qui accuse plusieurs ex-présidents et ministres de la Ve République d'avoir bénéficié pendant des décennies des fonds occultes de chefs d'Etat africains.

Les déclarations dans la presse de Robert Bourgi, qui devraient lui valoir plusieurs plaintes en diffamation, ont déclenché un tollé dans la classe politique à sept mois et demi du premier tour de l'élection présidentielle de 2012.

L'avocat se présente comme l'intermédiaire qui a transmis ces fonds notamment à l'ancien président Jacques Chirac et à l'ancien Premier ministre Dominique de Villepin.

Le bâtonnier de l'Ordre des avocats à la cour d'appel de Paris juge ce rôle incompatible avec la déontologie de la profession d'avocat.

"Afin d'être exactement informé sur la réalité des missions que Monsieur Robert Bourgi, avocat, déclare avoir accomplies, (le bâtonnier) a ordonné une mesure d'enquête déontologique, peut-on lire dans un communiqué. "Le bâtonnier rappelle que les principes qui gouvernent la profession d'avocat ne permettent en aucun cas de procéder aux actions telles que relatées dans la presse."

Thierry Lévêque, édité par Yves Clarisse

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