[scald=68853:sdl_editor_representation]PARIS (Reuters) - Une enquête préliminaire de police pour fraude fiscale a été ouverte le 17 novembre contre l'homme d'affaires Ziad Takieddine, intermédiaire dans des contrats d'armement déjà poursuivi dans l'enquête sur une présumée corruption lors de la présidentielle de 1995, a-t-on appris au parquet de Paris.

Cette procédure fait suite à deux plaintes de l'administration fiscale pour minoration des déclarations de revenus et non-déclaration au titre de l'Impôt de solidarité sur la fortune, a précisé une source judiciaire, confirmant des informations du site internet de Paris Match.

Les deux plaintes visent d'abord la période 2007-2009, où Ziad Takieddine déclarait ses revenus avec son épouse Nicola Johnson, puis la période 2009-2011, après leur divorce, où il déclarait ses revenus seuls. L'enquête sera menée par la Brigade nationale de la répression de la délinquance fiscale (BNRDF).

Selon plusieurs médias, Ziad Takieddine, proche de plusieurs personnalités de la majorité, n'a pas payé d'impôts depuis 2002, alors qu'il serait milliardaire.

Les familles de victimes de l'attentat de Karachi et leur avocat Olivier Morice ont demandé une enquête sur ce point, ainsi que l'audition de l'actuel secrétaire général de l'UMP Jean-François Copé, ministre du Budget de 2004 à 2007.

Ziad Takieddine est mis en examen dans le dossier portant sur une éventuelle corruption en 1993-1995 au profit de la campagne présidentielle d'Edouard Balladur, dont Nicolas Sarkozy était le porte-parole.

Il est soupçonné d'avoir organisé le retour en France d'une partie de l'argent de commissions versées en marge d'un contrat de sous-marins au Pakistan.

Un attentat a tué en mai 2002 onze Français travaillant sur ce contrat et un lien avec la corruption est envisagé.

Le 26 septembre dernier sur TF1, Jean-François Copé a admis s'être fait payer des vacances par Ziad Takieddine, mais contesté toute implication personnelle dans cette procédure.

L'ex-femme de Ziad Takieddine a déclaré aux policiers que Jean-François Copé s'était fait financer par le milliardaire au début des années 2000, quand il était membre du gouvernement.

"Je n'ai jamais rien caché de cela, j'ai toujours dit avoir une relation amicale et en plus moi, j'assume mes amitiés, j'ai toujours assumé", a dit Jean-François Copé sur TF1. "Je l'ai toujours dit, j'étais invité, j'ai répondu à des invitations".

Thierry Lévêque, édité par Yves Clarisse

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