[scald=99895:sdl_editor_representation]PARIS (Reuters) - Une enquête préliminaire de police pour meurtre et tentative de meurtre a été ouverte à Paris vendredi sur le bombardement qui a tué fin février en Syrie le photographe de presse Rémi Ochlik et blessé la journaliste Edith Bouvier, a-t-on appris au parquet de Paris.

L'enquête a été confiée à l'Office central de répression de la violence aux personnes (OCRVP). Une telle procédure est courante en cas de mort violente de Français à l'étranger mais, dans ce cas, elle est ouverte spontanément par le parquet puisque les familles n'ont pas encore porté plainte.

Une autre journaliste, la Britannique Marie Colvin, qui travaillait pour le Sunday Times, a aussi été tuée dans ce bombardement qui avait frappé une habitation utilisée comme centre de presse à Homs, point focal de l'insurrection contre le régime de Bachar al Assad entamée il y a près d'un an.

La France avait demandé à Damas de faire toute la lumière sur ce bombardement dont l'opposition syrienne rend le régime Assad responsable. La police française ne pourra enquêter complètement qu'en se rendant sur place, mais il est probable qu'en attendant elle auditionne les survivants.

Edith Bouvier, qui a eu la jambe fracturée et son compatriote, le photographe William Daniels, sont rentrés en France vendredi soir après avoir été évacués au Liban.

Thierry Lévêque, édité par Yves Clarisse

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