flamanville cuve
flamanville cuve © MaxPPP

Selon Le Canard Enchaîné, le géant du nucléaire savait depuis neuf ans qu'un sérieux problème risquait de compromettre la solidité du cœur de plusieurs réacteurs, dont celui de l'EPR de Flamanville. L'a-t-il sciemment dissimulé ?

D'après les experts de l'Autorité de sûreté du nucléaire (ASN), Areva n'a pas menti mais a négligé de s'interroger. En 2006, des tests ont bien été réalisés. Leur objectif n'était pas de vérifier la solidité de la cuve. Mais ils ont montré des concentrations anormales de carbone.

C'est là qu'Areva aurait dû réagir et anticiper les contrôles prévus en 2014. À cette date, ils ont montré des faiblesses dans la composition de l'acier du couvercle et du fond de la cuve du réacteur qui abrite le combustible nucléaire.

Des essais complémentaires... mais tardifs

Or la cuve est soumise à de fortes contraintes : températures, pression, radioactivité. C'est là que se produit la réaction nucléaire. Immédiatement, Areva prévient l'Autorité de sûreté qui demande des essais complémentaires. Alors que la cuve est déjà dans son enceinte de béton. Résultats attendus dans un an. Mais si le verdict est "bon pour la casse", on ne pourra plus changer de cuve.

► ► ► LIRE AUSSI | Rien ne va plus chez Areva

Areva n'a pas appliqué la culture de sûreté à temps. Celle qui commande de s'interroger et d'enquêter à la moindre anomalie.

Flamanville dans la Manche
Flamanville dans la Manche © Radio France / idé
Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.