Éric Drouet, l'un des instigateurs des "gilets jaunes" à l'automne 2018, comparait vendredi devant le tribunal correctionnel de Paris pour 'organisation de manifestation sans autorisation préalable', début janvier sur les Champs-Élysées. Mais que deviennent les principaux leaders du mouvement ?

Eric Drouet, comparait ce vendredi devant le tribunal correctionnel de Paris
Eric Drouet, comparait ce vendredi devant le tribunal correctionnel de Paris © AFP / Bertrand GUAY

Il y a manifestement chez Éric Drouet de l'agacement et une certaine lassitude de la démocratie frontale. Dans un message Facebook posté dimanche, il exprime son dépit face aux critiques incessantes de ceux qui le suivent sur le réseau social. 

Capture d'écran Facebook
Capture d'écran Facebook

Dans le cortège parisien, Éric Drouet est passé au second plan, derrière Jérôme Rodrigues, grièvement blessé à l’œil et qui accorde beaucoup de selfies. Ses idées de nouveaux modes d'action sont boudées. Sauf peut-être celle de manifester le dimanche, et plus le samedi, pour y associer ceux qui travaillent ce jour-là et peut être plus de familles. Le chauffeur routier relaie également en ce moment un lien vers le site "Le référendum", où les internautes voteraient pour la destitution du Président de la République.

Maxime Nicolle fait la même chose. Lui qui n'a pas quitté la France alors qu'il promettait de le faire fin janvier si le gouvernement ne lâchait rien. Sa mobilisation le week-end dernier à la frontière franco-italienne n'a réuni qu'une vingtaine de participants. Il devrait manifester à Paris en fin de semaine. Dans sa dernière vidéo, il a fait état des dissensions qui divisent les "gilets jaunes". Il vient par ailleurs de porter plainte auprès de la gendarmerie de Dinant, pour menaces et entrave à la liberté de manifeste à la suite d'événements intervenus lors d'une manifestation à Toulouse en janvier. 

Priscillia Ludosky, quant à elle, s'active différemment, plus proche du terrain. Elle sillonne la France, quitte à se retrouver dans des petits cortèges le samedi, comme à Château Thierry samedi dernier. Elle participe à des rencontres et des conférences. "C’est bien beau de bloquer" dit-elle à la Dépêche du Midi cette semaine, "mais il y a une partie éducation et explication à fournir". Ainsi, elle débattra avec Etienne Chouard, le créateur du RIC, à Castres, samedi. Et elle partage en ligne un échange, invérifiable, avec des blacks blocks, qui justifient la casse comme mode d'action.

Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.