Difficile d'admettre que l'on craque à cause de ses enfants. Pourtant, en France, de plus en plus de mères et de pères se laissent dépasser par l'éducation de leur progéniture, allant jusqu’à l'épuisement physique et psychique.

Le burn-out parental
Le burn-out parental © Getty / Getty

Certains signes doivent vous alerter sur un éventuel burn-out parental : 

1. Vous éprouvez une grande fatigue telle que le simple fait de penser à ce que vous devez faire avec les enfants vous épuise déjà.

2. Vous vous dites que tout le monde y arrive sauf vous, vous pensez être un mauvais père ou une mauvaise mère.

3. Vous essayez d'être parfait(e) en organisant les activités des enfants, suivant les devoirs, jouant avec eux, cuisinant, etc.

4. Vous travaillez et, dans ce domaine-là, tout va bien.

5. Vous rencontrez des troubles du sommeil.

6. Vous avez perdu beaucoup de poids, ou pris beaucoup de poids.

7. Vous ne sentez pas que vous êtes en train de sombrer mais votre entourage vous alerte.

8. Vous avez la sensation de ne pas être entendue et/ou aidé(e) par votre entourage. 

9. Vous ne ressentez plus aucun désir sexuel.

10. Vous vous isolez : vous n'appelez plus vos amis, vous refusez toute invitation, vous vous repliez sur vous même.

11. Votre entourage vous tourne le dos.

12. Vous rechignez à demander de l'aide.

13. Vous culpabilisez car vous n'avez "que" un ou deux enfants : "Après tout, ceux qui en ont beaucoup ont davantage le droit de se plaindre ! "

La recherche de la perfection, principale responsable

En 2018, les parents veulent être parfaits. Les réseaux sociaux les poussent sans cesse à vouloir s'améliorer à grands renfort de contenus "parentaux" (parentalité positive, DIY, blogs etc.), de conseils de développement personnel, etc. 

De plus, à l'heure de la grossesse choisie, les parents ressentent encore plus de pression au sujet de l'éducation de leurs enfants, se disant "après tout j'ai choisi d'avoir cet enfant, je dois l'assumer". 

Prendre du temps pour soi

Les parents en burn-out ne s'occupent plus d'eux, se replient sur eux-mêmes et ne s'occupent que de leurs enfants. Or, réaliser que l'on est humain et donc imparfait est le premier pas : 

Selon Liliane Holstein, psychanalyste et auteur de Le Burn-out parental (éditions Josette Lyon) :  

On a tous des faiblesses et des fragilités, on a besoin d'en parler avec d'autres. Plus le burn-out est important, plus les mères sont en hyperactivité. Cette hyperactivité cache quelque chose. 

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Eviter le burn-out parental ou comment apprendre à être imparfait

Par Philippe Randé

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