Le Stade Velodrome de Marseille
Le Stade Velodrome de Marseille © MaxPPP / SOLLIER Cyril

On savait déjà qu'entre les hôteliers et le site Airbnb ce n'était pas le grand amour! Les professionnels reprochent au site de location d'appartements entre particuliers de favoriser l'hôtellerie clandestine (de faux particuliers proposeraient des immeubles entiers à la location). Mais cette fois, les hôteliers vont plus loin en dénonçant les agissements d'un partenaire officiel de l'Euro 2016 de football, Abritel-HomeAway.

Selon l'Union des Métiers et Industries de l'Hôtellerie (UMIH), la France compte 13 500 hôtels. Pendant l’Euro de football, ils ne seraient remplis qu’à moitié, alors qu'ils devraient l'être beaucoup plus! La faute à qui selon eux? Aux sites de location entre particuliers.

Premier problème : la taxe de sejour. Selon les hôteliers traditionnels, le système est injuste à la base.

A Lyon, sur la place Bellecour, un hôtel 3 étoiles doit verser un euro 10 de taxe de séjour par nuit alors qu'un appartement loué en face à 220 euros la nuit, verse 0,83 centimes, donc ce n'est pas équilibré selon Laurent Duc, hôtelier à Lyon

Deuxième problème pour les hôteliers : le site de location Abritel, partenaire officiel de l'euro 2016, ne collecterait pas la taxe de séjour auprès des propriétaires qui louent leurs logements. Alors que d'autres sites le font.

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La grève des chèques

Pour faire pression sur le Ministère des Finances et sur le site en question, les hôteliers vont donc bloquer tous les versements de taxe de sejour pendant la periode de l'Euro 2016, soit du 10 juin au 10 juillet, dans neuf des dix villes qui accueillent des matches.

Seul Lens n'est pas concernée car pas considérée comme site touristique.

Cet impôt sous séquestre représenterait une dizaine de millions d'euros qui n'iraient pas dans les caisses des collectivités locales.

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