Une dose de rappel est donc "nécessaire" afin de réduire les risques d'hospitalisation et de formes sévères de Covid-19, écrit Santé publique France dans une analyse de risque publiée ce lundi.

"Une dose de rappel est donc nécessaire", écrit SPF
"Une dose de rappel est donc nécessaire", écrit SPF © AFP / CLEMENT MAHOUDEAU

Quelle efficacité des vaccins face à Omicron et sa fulgurante propagation ? Dans sa nouvelle analyse de risque publiée ce lundi 10 janvier, Santé publique France (SPF) constate l'insuffisante protection apportée par deux injections. "Après deux doses, l'efficacité vaccinale contre Omicron est très réduite ou absente, et diminue encore avec le temps après la deuxième injection", peut-on lire. Conclusion de SPF : "une dose de rappel est donc nécessaire".

La bonne nouvelle, c'est qu'avec le booster, le vaccin redevient efficace, réduisant de 70 à 88% le risque d'hospitalisation, et de 98% celui de développer une forme sévère de la maladie. En revanche, la protection contre l'infection est estimée entre 37 et 86%. "Des données supplémentaires sont nécessaires pour estimer la durée de la protection contre l'hospitalisation, qui pourrait être maintenue plus longtemps que la protection contre la maladie symptomatique", ajoute SPF. 

Trois doses voire une infection pour mieux protéger

Plusieurs études internationales montrent par ailleurs qu'une infection antérieure (sans vaccination) protège davantage du virus qu'une vaccination à deux doses, mais moins qu'un schéma vaccinal composé de trois injections, précise également SPF. 

Les conclusions de Santé publique France rejoignent l'étude préliminaire menée en Afrique du Sud, où est apparu le variant. Celle-ci notait que la vaccination avec deux doses de vaccin Pfizer/BioNTech n’offrait qu’une protection de 33% contre l’infection par le variant Omicron, et protégeait à 70% contre les hospitalisations.

En France, au 6 janvier, plus de 24.686.500 personnes avaient reçu trois doses de vaccin, soit 36,6% de la population.