Décapitation sur Facebook
Décapitation sur Facebook © Radio France

La vidéo de la décapitation d'une femme est diffusée sur Facebook depuis le printemps. Le géant américain a dit qu'il modifierait ses critères d'autorisation des vidéos dans le sens d'une plus grande sévérité.

Lundi, les informations de presse selon lesquelles le réseau social aux 1,15 milliard de membres avait levé une interdiction qu'il avait mise aux images de violence explicite avait suscité un tollé. Ce jour-là, Facebook avait dit que les vidéos sanglantes, comme par exemple celle d'un homme masqué décapitant une femme au Mexique, étaient autorisées sur son site tant que le commentaire assortissant les images avait pour but de les "condamner" plutôt que de les approuver.

Face au tollé, Facebook a fait savoir mardi qu'il allait être plus vigilant sur le respect des critères mis en place. Facebook a organisé son réseau pour en supprimer la pornographie ou les discours d'incitation à la haine, mais doit encore prendre position pour savoir quand certaines images équivoques comme la vidéo d'un attentat terroriste sont dans l'intérêt du public ou sont au contraire partagées pour "un plaisir sadique".

Mardi, Facebook a reconnu que sa position précédente, qui avait permis la vidéo du meurtre de la femme au Mexique de rester sur son site, avait des défauts. Facebook précise :

Sur la base de ces normes améliorées, (...) nous en avons conclu que ce contenu glorifiait la violence de manière déplacée et irresponsable. Pour cette raison, nous l'avons enlevée.

Facebook est coincé entre les valeurs qu'elle applique en tant qu'entreprise américaine et l'impact mondial des contenus qu'elle diffuse. Les précisions de Gabriel Pereira.

Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.