Chaque année, le Tour de France rassemble devant leurs postes de TV ou sur les bords des routes 12 à 15 millions de spectateurs. Parmi eux, 70% d’hommes, 30 % de femmes et de bien nombreux « fans ».

1979 – fans des journalistes

Le Tour de France a démarré un jour de juillet 1903 dans la relative solitude de la campagne de Mongeron. Albert Londres puis Antoine Blondin en furent les chantres les plus éminents. Jean-Paul Brouchon, Georges Briquet, Robert Chapatte ou encore Léon Zitrone les voix les plus significatives.Aujourd’hui, l’événement est suivi par 100 chaînes de télévisions, 70 stations de radio, 400 journaux… et retransmis dans 190 pays. 2 300 journalistes de 35 nationalités différentes suivent le Tour.

Un village sur le Tour, auquel une parodie des « Champs-Elysées » de Joe Dassin rend hommage en juillet 1979 dans la mythique « Oreille en coin » (sur France Inter).

fans des journaux

De Paris aux flots bleus de la Méditerranée, de Marseille à Bordeaux, en passant par toutes les villes roses et rêveuses qu’endort le soleil, à travers le calme des campagnes vendéennes, tout le long de la Loire qui coule lente et silencieuse, ces hommes vont s’enfuir éperdument, inlassables, rencontrer sur leur route tous ces sommeils qu’ils vont secouer, trouver des vigueurs nouvelles, faire naître des ambitions d’être quelque chose, fût-ce par le muscle seulement, ce qui vaut mieux encore que de n’être rien du tout.

Cet édito d’Henri Desgrange – publié le 1er juillet 2003 à la Une de l’Auto – comme toutes les publications qui ont trait à l’histoire du Tour sont le Graal pour certains collectionneurs.

fan de Jan Ullrich

Jan Ullrich est le premier – et à ce jour le seul – Allemand a avoir remporté le Tour de France (à 23 ans, en 1997). Une seule victoire, mais 7 podiums au total entre 1997 et 2005.Sa puissance exceptionnelle, l'avantageait dans les contre-la-montre de plaine où il pouvait emmener des braquets énormes, mais l’handicapait dans les cols où ses énormes développements l'empêchait de produire une véritable accélération. "L'ogre de Rostock" sur le Tour était un homme assis, les mains aux cocottes, le visage crispé par la violence de son effort.

Ullrich est une idole dans son pays où ses performances sur le Tour sont suivies pas des millions de compatriote. La légende veut qu’en 1997, la maire de Bonn (où se situait le siège de Telekom, le principal sponsor de son équipe Telekom) accueillit le héros victorieux par ces mots : "Vous êtes dans la lignée d'un Adenauer, d'un de Gaulle, d'un Gorbatchev et du pape". Un engouement qui donna naissance à un fan Club Officiel dont Philippe Reltien rencontra des membres sur la route du Tour en juillet 2005 :

A noter qu’à l’époque, l’hebodmadaire allemand Focus n’avait pas encore révélé que Jan Ullrich recevait des injections d'EPO lors des Tours de France 1996 et 1997 et l’affaire Puerto (réseau de dopage en Espagne) n’avait pas éclaté.

2012 : fans d'objets

Le passage des équipes de marques aux équipes nationales, voulu par Henri Desgrange en 1930, oblige les organisateurs à régler tous les frais des coureurs. À la recherche d'une source de financement, Desgrange va accepter la présence de véhicules publicitaires au sein de la course.C'est ainsi que nait « la caravane », qui passe sur le parcours une heure avant le peloton et distribue des objets en tous genres. Qui font la joie de certains collectionneurs :

Pour avoir un ordre d'idée : en 2004, la caravane publicitaire était longue de 20 kilomètres pour 200 véhicules assurant 45 minutes de spectacle sur tout le parcours journalier de la course en distribuant 11 millions d'échantillons, coupons et autres petits cadeaux de 42 marques différentes.

fan du vélo

En 1972 - est-ce avant ou après le Tour de France ? - Raymond POulidor pousse la porte de l'Hôtel de Orchies pour y demander une chambre. Luc Sellier, le restaurateur, est passionné de vélo. cette rencontre sera le déclic.Depuis Luc et ses fils n'ont pas cessé de recevoir de grands noms du vélo et à collectionner quelques souvenirs. Des souvenirs suffisament nombreux pour en faire une collection qu'il exhive dans son "petit musée du vélo".En 1972 - est-ce avant ou après le Tour de France ? - Raymond Poulidor pousse la porte de l'Hôtel d' Orchies pour y demander une chambre. Luc Sellier, le restaurateur, est passionné de vélo. cette rencontre sera le déclic.Depuis Luc et ses fils n'ont pas cessé de recevoir de grands noms du vélo et à collectionner quelques souvenirs. Des souvenirs suffisament nombreux pour en faire une collection qu'il exhibe dans son "petit musée du vélo".

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