Jeudi soir, un vol Air France entre Paris et Ho-Chi-Minh Ville a dû faire demi-tour après six heures de vol. L'appareil a dû rebrousser chemin à la demande des autorités russes. Il n'avait pas d'autorisation pour survoler le pays.

Un avion Air France de type Boeing 777
Un avion Air France de type Boeing 777 © AFP / KENZO TRIBOUILLARD

Un voyage entre la France et le Vietnam, c'est long... mais ça l'est encore plus quand au bout de six heures, l'avion doit faire demi-tour pour revenir à son point de départ. C'est ce qui est arrivé jeudi soir à un vol Air France qui reliait Paris à Hô-Chi-Minh Ville. L'appareil à décollé de Roissy à 13h22 pour atterrir... à Roissy, à 19h11.

Le vol AF258 survolait le territoire de la Biélorussie lorsque le contrôle aérien russe a ordonné au pilote du Boeing 777 de la compagnie Air France de faire demi-tour. Selon les Russes, il n'aurait pas eu l'autorisation de survoler le pays. Pourtant, a priori, comme c'est la règle, un plan de vol avait été déposé avant le départ de France et reçu par tous les contrôleurs aériens des pays survolés. 

Un bug informatique à l'origine ?

Dès lors, deux options : d'une part, se poser à Varsovie, refaire le plein de carburant et repartir en prenant une autre route contournant la Russie. Une option longue et coûteuse. Et d'autre part, retourner à Roissy et transférer les passagers sur d'autres vols : c'est l'option qu'a choisie Air France. 

Mais qu'est-ce qui a bien pu se passer ? Air France a mené une enquête, et conclu que c'est très probablement un bug informatique qui aurait fait disparaître cet avion du calendrier des vols, c'est-à-dire de la liste de tous les vols Air France pour la saison d'hiver, une liste informatique envoyée aux autorités de tous les pays survolés... et qui se renouvelle entre le 31 octobre et le 1er novembre. 

Procédure rare

Ce jeudi 1er novembre, l'avion n'était plus sur la liste, et les Russes ont donc décidé de l'interdire de survol. Une mesure excessivement rare : généralement ces procédures ne sont utilisées que quand un avion survole une zone de conflit. Ca a été le cas pendant quelques mois au-dessus de la Crimée, obligeant les pilotes à voler plus au nord ou plus au sud. 

Que sont devenus les passagers ? 45% d'entre eux ont pu, d'ores et déjà, reprendre un autre vol. Les autres ont été hébergés dans les hôtels de l'aéroport, et reprendront un avion au plus tard samedi. Ils bénéficieront tous d'une indemnisation, à hauteur de 600 euros par passager. 

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