L'euthanasie des mineurs fait débat en Belgique
L'euthanasie des mineurs fait débat en Belgique © Maxppp / Philippe Pauchet

C'est un texte très attendu parce que le sujet tourne parfois à l'affrontement, comme dans l'affaire Vincent Lambert. Le projet de loi sur la fin de vie piétinait depuis plus d'un an. Porté par 2 députés de la majorité et de l'opposition, Jean Léonétti, et Alain Claes il n'avait pas jusqu'à présent fait consensus au Sénat et à l'Assemblée. Mais cette fois, députés et sénateurs se sont mis d'accord sur un texte qui sera définitivement adopté en février.

L'affaire n'était pas entendue puisque le Sénat avait en octobre dernier détricoté l'esprit de la loi en supprimant les principales avancées.Plusieurs mois après, avec quelques rencontres et discussions , les membres de la commission mixte paritaire, sont finalement tombés d'accord pour revenir à un texte très proche de celui voté initialement par l'Assemblée.Il y a eu unanimité sur une " sédation profonde et jusqu'à la fin " c'est ce qui est important pour tout malade dont les traitements sont inefficaces et les jours comptés. Et pour ceux dont ces traitements les maintiennent artificiellement en vie.Il s'agit bien sur de l'hydratation et de l'alimentation dont il est redit que ce sont bien des traitements, comme l'avait d'ailleurs acté le Conseil d'État dans l'affaire Vincent Lambert, le tout pour éviter toute souffrance et ne pas subir d'obstination déraisonnable (le terme antérieur de "inutile" a été supprimé au profit de "déraisonnable").Les directives anticipées qui permettent de manifester son refus d'un acharnement thérapeutique s'imposeront aux médecins. Elles ne sont toutefois pas rendues opposables, les parlementaires ont jugé que le médecin pourrait y déroger si elles étaient totalement inappropriées.Les principales avancées : sédation profonde jusqu'à la mort et directives anticipées, devraient donc faire évoluer les pratiques vers une fin de vie plus apaisée.

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