Le ministère de la Santé lance ce lundi une campagne d’information sur la fin de vie. Un sujet qui est peu évoqué dans les programmes des candidats à la présidentielle.

La loi du 2 février 2016 sur la fin de vie est peu connue des Français
La loi du 2 février 2016 sur la fin de vie est peu connue des Français © Maxppp / Florian Salesse

Seul Benoît Hamon aborde concrètement la question de la fin de vie dans son programme présidentiel. Le candidat du PS souhaite créer un droit à une aide médicale pour mourir dans la dignité pour les malades incurables. "La dignité est un droit primordial qui doit être garanti tout au long de la vie, y compris dans les moments les plus difficiles", écrit Benoît Hamon.

Jean-Luc Mélenchon, y fait également référence avec cette phrase dans la partie consacrée à la santé : « la question de la fin de vie et de l’euthanasie est également soulignée par de nombreuses contributions ». Il a en tout cas récemment déclaré être "favorable au suicide assisté", dans un entretien au Journal du Dimanche.

Quant à Yannick Jadot, le candidat écologiste, il s’engage à renforcer le droit de mourir dans la dignité et à choisir sa fin de vie.

Que dit la loi ?

La loi du 2 février 2016 ouvre le droit à la sédation profonde et continue jusqu’au décès, en cas d’affection grave et incurable. Les malades peuvent également transmettre des "directions anticipées", que leurs propres volontés soient écrites ou communiquées à la famille.

Pour mieux informer les Français de leurs droits, 9 Français sur 10 n’en ont pas connaissance selon le ministère, le Centre national des soins palliatifs et de la fin de vie organise des débats-citoyens dans dix villes à partir du mois de mars. Un spot publicité va aussi être diffusé et un site Internet vient d’être créé.

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