[scald=84939:sdl_editor_representation]BORDEAUX (Reuters) - Un collectif des victimes françaises du naufrage du paquebot Costa Concordia, qui revendique plusieurs centaines de membres, a été créé par une rescapée près de Bordeaux, sans qu'il soit question dans l'immédiat d'action en justice.

Anne Decré, qui a échappé à la mort lors du naufrage du navire vendredi dernier près des côtes italiennes, avec sa jeune soeur et ses parents de 65 et 75 ans, a déclaré à Reuters souffrir de séquelles psychologiques.

"Le but du collectif des naufragés français du Concordia, dont les statuts seront déposés en préfecture lundi, est de rassembler les naufragés pour partager les informations et les angoisses, se serrer les coudes et être solidaires", a-t-elle indiqué jeudi.

Elle regrette qu'au-delà de la désorganisation des secours, Costa Croisières n'ait pour l'heure proposé que de rembourser les pertes matérielles sur le navire et le montant de la croisière. Il n'est cependant pas question d'action en justice, telles que celles déjà engagées par des particuliers.

La naufragée dit cependant espérer "une juste indemnisation, du niveau de celles en cours habituellement en Italie".

Les recherches ont repris jeudi dans l'épave du paquebot à la faveur d'une amélioration des conditions météorologiques.

Deux Français ont été identifiés parmi les victimes retrouvées ces derniers jours, ont annoncé jeudi les autorités italiennes. Six jours après le naufrage du navire, le bilan fait état de onze morts et 19 disparus, dont deux Français.

Claude Canellas, édité par Yves Clarisse

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