Entre 12.800 et 40.000 d'opposants au projet d'aéroport à Notre-Dame-des-Landes ont manifesté. L'évacuation du site serait programmée après celle de la "jungle" de Calais.

Manifestation du 8 octobre 2016 contre le projet d'aéroport de Notre-dame-des-landes
Manifestation du 8 octobre 2016 contre le projet d'aéroport de Notre-dame-des-landes © AFP / JEAN-SEBASTIEN EVRARD

Entre 12.800 et 40.000 d'opposants au projet d'aéroport à Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique) se sont rassemblés samedi pour afficher leur détermination à défendre le site, trois mois après le feu vert de la population à ce projet controversé et à l'approche d'une évacuation prévue pour l'automne.

Les manifestants ont symboliquement planté un bâton sculpté et décoré sur le site, signe de leur intention de mettre "des bâtons dans les roues" du gouvernement et du groupe Vinci en cas d'expulsion de la ZAD, la "zone d'aménagement différée" rebaptisée "zone à défendre" par les opposants du projet.

Parmi les manifestants, Cécile Duflot, l'ancienne ministre de l'écologie, au micro d'Anne Patinec.

Ce projet n'a pas de sens. On peut faire autrement pour moins cher et plus efficaces. les dossiers sont inexacts voire manipulés dans cette affaire.

Le projet a recueilli 55% de voix favorables lors d'une consultation locale organisée en juin dernier pour tenter de déminer une crise qui dure depuis cinquante ans.

A la suite de la victoire du "oui", le Premier ministre Manuel Valls a annoncé que les travaux du futur aéroport débuteraient à l'automne.

Selon des partisans du transfert, trois scénarios possibles sont actuellement soumis au ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve. L'évacuation du site serait programmée après celle de la "jungle" de Calais, priorité du gouvernement.

Les opposants au projet d'aéroport dénient de leur côté toute légitimité à la consultation "biaisée" du mois de juin dont le périmètre départemental ne correspond pas, selon eux, à celui des collectivités locales qui financent cet aéroport "interrégional".

Une première tentative d'évacuation du site de 1.600 hectares situé à une vingtaine de kilomètres au nord de Nantes avait échoué en 2012.

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