Des roues, des boyaux, des freins, depuis 2003 un casque obligatoire... petite liste non exhaustive des fournitures indispensable à une bonne course cycliste.

Boyaux

Le premier vainqueur du Tour en 1903, Maurice Garin détient toujours le record du plus grand écart entre un vainqueur et son dauphin : 2 heures, 49 minutes et 21 secondes. L’année suivante, il réédite l’exploit (il sera déclassé ultérieurement pour tricherie).Lors de ses deux victoires, sur des routes empierrées, pavées ou en terre battue dont certaines se transformaient en torrents les jours de pluie, il n’a, dit la légende, pas crevé une seule fois (quand les autres concurrents passaient un temps infini à réparer leurs roues).Sa performance doit donc beaucoup à son ingéniosité, comme l’expliquait le journaliste (et directeur de la course) Geo Lefèvre.

Roues

Un changement de roue comme un passage de témoin.En Italie, la rivalité de Gino « le pieux » Bartali et Fausto « le Héron » (il n’était pas encore campionissimo) Coppi animait les débats de l’après guerre. Mais le temps allait forcément les séparer et dans le Tour 1952, Bartali le vainqueur de 1938 et 1948 était forcé d’admettre la supériorité de son cadet.C’est pourtant un geste de seigneur qui va sceller leur amitié future : Coppi a crevé 3 fois en 20 kilomètres. Pour lui permettre de garder le contact, Bartali lui-même va se sacrifier en lui confiant sa roue. Personne ne saura jamais si Coppi aurait conservé son maillot jaune à l’issue de cette12ème étape sans le geste de son ainé…

### Casque Le port du casque en compétition a été imposé par les instances internationales à partir de mai 2003 seulement après plusieurs accidents dont celui ayant provoqué la mort du Kazakh Andrei Kivilev. Historiquement pourtant un champion avait porté régulièrement un casque.C’était même un signe de reconnaissance, on l’appelait ainsi « tête de cuir ». L’un de ses autres surnoms était « trompe la mort ». C’était Jean Robic dont la mémoire était évoquée sur France Culture dans l’émission « A plus d’un titre » en juillet 2008.
Depuis 2003 donc, le casque est donc obligatoire. Ce qui se comprend quand on voit la vitesse à laquelle se règlent les sprints massifs, plus de 70 kilomètres à l’heure, avec quelques millimètres entre les roues de chaque coureur. ### Oreillettes Les coureurs sont-ils devenus des pantins ?C’est ce que pensent quelques puristes depuis que la technologie permet aux directeurs sportifs de communiquer par radio avec leurs hommes en course. En 2009, une expérience a été tentée sur le Tour : deux étapes devaient être disputées sans le soutien des oreillettes. L’expérience a provoqué une levée de boucliers dans le peloton.
La grogne des coureurs portera ses fruits : les oreillettes sont ressorties des valises pour l’étape des Vosges d’où elles avaient été initialement bannies. Et l’Union Cycliste Internationale a autorisé leur utilisation en course jusqu’au 31 décembre 2013. D’ici là, de l’eau coulera sous les ponts… ### Mécaniciens Dans les toutes premières années du cyclisme de compétition, le matériel rustique était soumis à la rude épreuve d’un réseau routier aux revêtements… aléatoires.Fourches et cadres cassaient souvent, les roues étaient souvent voilées, et les mécaniciens devaient donc faire preuve de talents multiples et parfois de créativité. De vrais artistes qui pouvaient ainsi devenir de gros entrepreneurs grâce à la notoriété acquise.
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### Freins Parmi les éléments les plus sollicités sur un vélo de course, il y a les freins.Les freins actuellement utilisés sont des freins à étrier à double pivot à tirage latéral, équipés de patins dont les matériaux sont de plus en plus élaborés afin d’optimiser le contact avec les roues en carbone. La technique de pilotage autorisée par les machines moderne permet des pointes vertigineuses, parfois supérieures à 100 kilomètres à l’heure dans la descente de certains cols comme ici celui du Grand Colombier.
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