Les conducteurs espagnols flashés par les radars automatiques seront poursuivis. La réciproque est vraie pour les automobilistes français en Espagne. Les deux pays ont signé un accord qui entre en application dès aujourd’hui.

Cent radars supplémentaires d'ici fin 2013
Cent radars supplémentaires d'ici fin 2013 © Maxppp / Jean-Baptiste Quentin

Cette coopération entre France et Espagne met fin à une certaine injustice sur la route. Si les français pris en excès de vitesse dans l’hexagone perdent des points sur le permis et doivent s’acquitter d’une amende, jusque là, les étrangers ne risquaient rien ou presque avec les radars automatiques. Une impunité qui pousse de nombreux touristes à trop appuyer sur le champignon. Selon la Sécurité routière, une infraction sur quatre relevée par les radars automatiques français concerne des véhicules immatriculés à l’étranger, une part qui grimpe même jusqu’à 50% pendant l’été, alors qu’ils ne représentent que 5% du trafic en France.

Les français pris en excès de vitesse en Espagne receveront l'amende chez eux. Et le dispositif concernera bientôt la quasi totalité des pays européens. Les explications de Pierre Benazet

Les espagnols "se lâchent" sur les routes de France... les français pas mieux en Espagne

L’année dernière, les radars automatiques du pays ont flashé 450 000 voitures espagnoles, soit plus de 1200 infractions par jour en moyenne ! Mais les conducteurs français n’ont pas de quoi se vanter. Lorsqu’ils passent la frontière, eux aussi roulent vite. Toujours l’an dernier, 130 000 automobilistes français ont été pris en excès de vitesse par les radars espagnols.

Pour un excès de vitesse en France, le conducteur espagnol devra donc payer au minimum 92 euros, mais l’égalité n’est pas parfaite, puisqu’il ne risque pas de retrait de point. La législation européenne n’est en effet pas encore harmonisée sur ce sujet.

Bientôt une coopération à l'échelle de l'Europe

Le même type d’accord existe déjà avec de nombreux pays voisins comme la Belgique, la Suisse et le Luxembourg. Dès le mois de novembre, tous les pays européens ou presque coopéreront.

Pour Joël Valmin, conseiller pour l'Europe du délégué interministériel à la sécurité routière, l'objectif de cette mesure est de sauver des vies

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