France-Japon 47/21, France-Canada, 46 /19. A la mi-temps, 19/10 face au Canada, 25/11 face au Japon. Deux entames de mi-temps plutôt moyennes, à première vue, les deux parties ont été similaires. Et pourtant…

Pourtant, l’équipe de France s’est montrée ce dimanche digne de son standing international. Les Canadiens ont été aussi courageux que les Japonais (d’ailleurs leur confrontation nous vaudra sûrement un match passionnant) ;tout juste ont-ils été un peu plus prévisibles. La grosse différence tient dans la façon dont les Français ont abordé le match. Appliqués, concentrés, et avec ce rien d’humilité qui permet de rester lucide. Les conditions météo étaient mauvaises ?Soit, en milieu de première mi-temps, ils ont joué « à l’ancienne », chandelles, occupation du terrain, travail de sape des avants. Rien de rutilant, du sérieux, du simple du solide.

Un problème de leadership ?

Le génie, ce sera pour plus tard, beaucoup plus tard si tout va bien, quand il faudra renverser les montagnes, Anglaise, Sud-africaine, Australienne ou Néo-zélandaise. En attendant, les choix de l’entraineur Marc Lièvremont ont été validés par le résultat. Et il faut se souvenir des critiques qui, toutes parfaitement argumentées bien sûr, accablaient un certain Aimé Jacquet au printemps 1998 :au lendemain du 12 juillet de cette année là, « Mémé » était devenu le meilleur entraineur du Monde et la France se réveillait… « black-blanc-beur ». Souhaitons donc aux bleus du rugby pareille destinée. Le seul problème, c’est qu’eux, il n’ont pas encore trouvé leur Zidane. Comme contre le Japon, aucun leader ne s’est dégagé en ce pluvieux dimanche d’hiver néo-zélandais. Et ça, c’est un sujet d’inquiétude !

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