Le combat n’est pas terminé, n’abandonnons pas ! Du vendredi 23 au dimanche 25 mars 2018 a lieu le Sidaction, campagne d'appel aux dons pour faire reculer le sida. France Inter soutient le Sidaction et s’engage pour la recherche et la lutte contre le sida.

Ensemble contre le SIDA : donnez au Sidaction
Ensemble contre le SIDA : donnez au Sidaction © Getty / BSIP

Le moindre don peut tout changer

Pour soutenir les actions de Sidaction, faites un don au 110 ou sur www.sidaction.org. Vous pouvez aussi faire un petit don de 5 euros en envoyant DON par SMS au 92 110.

Le Sidaction sur France Inter

Les 23, 24 et 25 mars, journalistes et animateurs du groupe donneront la parole aux acteurs de terrain, personnes vivant avec le VIH, chercheurs ou encore associations soutenues par Sidaction pour informer et sensibiliser le public à cette cause.

► Vendredi 23 mars

  • 13h : Journal de 13hpar Bruno Duvic avec Françoise Barré-Sinoussi, Présidente de Sidaction et lauréate 2008 du Prix Nobel de médecine
  • 14h : La Tête au carrépar Mathieu Vidard avec Florence Thune, Directrice Générale de Sidaction 

► Samedi 24 mars

- 8h20 : François Berdougo ex-militant d’Act Up, référent VIH/sida et hépatites virales au sein du Conseil d’Administration de Médecins du Monde, auteur de La fin du sida est-elle possible ?  (Textuel)

- 8h40 : Pierre-Marie Girard, chef du service des maladies infectieuses et tropicales de l'hôpital St Antoine

... Et tout au long du week-end, reportages dans les différentes éditions d'information  

Le Sida aujourd'hui en France et dans le monde

Florence Thune, directrice générale de Sidaction, fait le point :

"À travers le monde, les actions déployées par les acteurs de la lutte contre le sida ont permis des avancées inimaginables. Les nouvelles infections par le VIH chez les adultes ont diminué de 11 % depuis 2010, et de 47 % sur la même période chez les enfants. Les décès liés au sida ont diminué de 48 % depuis le niveau le plus élevé, en 2005. 

Mais le combat est très loin d’être gagné. En France, près de 6 000 personnes découvrent chaque année leur séropositivité et, dans le monde, ce sont 1,8 million de personnes qui ont été contaminées en 2016, dont 160 000 enfants. 

Les avancées scientifiques, qui rendent  envisageable le contrôle de l’épidémie, restent inaccessibles à un trop grand nombre de personnes. Dans le monde, seulement 43 % des  enfants vivant avec le VIH ont accès aux traitements, et la recherche pédiatrique reste insuffisante.

En France, les discriminations et les idées reçues restent tenaces. Elles pèsent sur le quotidien des personnes vivant avec le VIH et favorisent les comportements à risque par méconnaissance des modes de transmission du virus. Chez les jeunes qui découvrent leur vie sexuelle, comme chez les plus de 50 ans qui se sentent souvent moins concernés par les risques de contamination, des efforts en matière de prévention restent également nécessaires. 

Par ailleurs, les populations les plus exposées, comme les femmes migrantes ou les travailleuses du sexe, subissent des politiques qui ne favorisent ni la prévention, ni l’accès aux soins. Et à quelques heures de Paris, en Russie, l’épidémie flambe dans un contexte de forte répression des usagers de drogue. 

Aujourd’hui, la preuve scientifique a été faite qu’une personne séropositive sous traitement efficace (avec une charge virale indétectable) ne transmet pas le VIH. C’est une avancée majeure pour les personnes concernées et en termes de prévention. 

Selon plusieurs modélisations, l’épidémie pourrait être jugulée d’ici à 2030 si, d’ici à 2020, l’objectif des 90-90-90, fixé par l’Onusida, était atteint et les investissements financiers maintenus, voire renforcés, sur la décennie à venir

Mais ces objectifs sont bien loin d’être atteints. Alors que l’on ne guérit toujours pas du VIH et qu’aucun vaccin n’existe, il reste de nombreuses étapes à franchir avant d’envisager, un jour, pouvoir vaincre l’épidémie. Les préjugés, la discrimination, les baisses de financement et les politiques répressives pourraient bien nous éloigner de ces modèles mathématiques, voire même entraîner une reprise de l’épidémie"

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