grenoble est la ville la plus accessible aux handicapés
grenoble est la ville la plus accessible aux handicapés © reuters

VIDEO - Lors de la conférence nationale sur le handicap, le président de la République a promis la création à la rentrée 2015 d'au moins une unité supplémentaire d'accueil d'enfants handicapés par département. Pas suffisant pour les associations.

Les sujets ne manquaient pas, les revendications non plus. Francois Hollande a présidé ce matin à l'Elysée la conférence nationale sur le handicap. Comme tous les trois ans, il s'agissait de faire le point sur la politique de la France en matière de handicap.

Environ 240 000 enfants en situation de handicap sont actuellement scolarisés dans des classes ordinaires. Deux fois plus qu'il y a huit ans. Le chef de l'Etat a d'abord annoncé la création à la rentrée prochaine d'au moins une unité supplémentaire d'accueil d'enfants handicapés par département. Il y en a actuellement 200 en France, l'objectif est de faire passer leur nombre à 300. Unités qui vont venir s'ajouter aux soixante classes réservées aux autistes programmées d'ici la rentrée 2015.

Francois Hollande a également promis des mesures pour les personnes accompagnant ces élèves. Une meilleure formation pour les enseignants et des crédits pour "pérenniser les 28 000 postes d'accompagnants d'élèves en situation de handicap. Il a été convenu de leur proposer des contrats plus longs", a assuré le président de la République. L'effort de recrutement de 8000 assistants supplémentaires consenti à la rentrée 2013 sera répeté.

Un effort demandé aux entreprises

Le chef de l'Etat a appelé les entreprises francaises à consentir un effort pour embaucher des personnes handicapées. "Il faut que les entreprises comprennent l'interêt d'avoir des personnes différentes dans leurs effectifs", selon Francois Hollande. Le Président veut faire passer de 3% aujourd'hui à 6% la part des travailleurs handicapés dans les entreprises. Pour y parvenir, les démarches seront simplifiées.

Certaines associations avaient boycotté cette conférence en signe de protestation. Selon Arnaud De Broca, secrétaire général de la Fnath (Fédération nationale des accidentés du travail et des handicapés), "ces mesures ne sont pas suffisantes. Il faut changer les mentalités face au handicap."

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