[scald=58703:sdl_editor_representation]PARIS (Reuters) - Interrogé vendredi durant quatre heures dans une affaire d'espionnage de la presse, le directeur général de la police nationale (DGPN) française Frédéric Péchenard n'a pas été mis en examen, a annoncé son avocat Hervé Lehman.

Le plus haut responsable policier français a obtenu le statut de "témoin assisté" dans cette affaire qui vise l'obtention par la police, sous contrainte légale, des factures détaillées de téléphone d'un reporter du Monde ayant publié un article mettant en cause un ministre UMP à l'été 2010.

La seule personne poursuivie dans ce dossier est donc le patron du renseignement intérieur Bernard Squarcini, mis en examen le 17 octobre pour "atteinte au secret des correspondances, collecte illicite de données et recel de violation du secret professionnel".

Ce dernier a déclaré avoir agi sur ordre de Frédéric Péchenard, sans qu'il ait cependant alors été question, selon lui, d'enquêter directement sur la presse. Le gouvernement refuse la démission ou la suspension des deux policiers, demandées par l'opposition socialiste.

Thierry Lévêque, édité par Patrick Vignal

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