Le plus grand festival du numérique en Europe s'ouvre jeudi 8 juin. C'est gratuit et ouvert à tous.

Futur en Seine 2017
Futur en Seine 2017 © Radio France / Futur en seine

Avec quelques 150 démos et des expériences inédites, c'est le grand rendez-vous des professionnels de l'innovation numérique, mais il est aussi ouvert au grand public. Cette année ce sont en particulier les enfants qui sont le sujet même des réflexions de Futur en Seine, avec des rencontres et ateliers sur les technologies, les applications ou le design qui feront l'école de demain.

Questions à Camille Pene, directrice du festival futur en seine

Quel est le futur de l'école selon vous ?

Camille Pene : On a conçu une programmation très diverse pour les enfants. Start up for kids propose des ateliers animés par des start up qui développent des services numériques pour le jeune public. Nous aurons par exemple une conférence sur les métiers du futur, un hackaton où les enfants pourront co - designer le collège du futur. On va par exemple parler d’adaptive learning, qui personnifie les enseignements en fonction des élèves et de tout ce qui change avec l'arrivée des technologies.

Le numérique transforme les métiers, mais que dire aux jeunes sur les métiers de demain ?

Camille Pene : On fera des séquences comme la conférence Mon métier en 2030. Les métiers de demain c'est par exemple devenir pilote de drones, instructeur pour des pilotes de drones, ce sont les métier du e-sports, comme casteur de joueurs de e-sports.

Futur en Seine met en avant l'intelligence artificielle et la réalité virtuelle. Tiendrez-vous compte des inquiétudes que ces technologies suscitent ?

Camille Pene : On pourra faire des expériences d'augmentations de nos corps, avec des exo squelette, ou bien en s'implantant une puce. J'insiste sur le fait que toutes les sujets que nous abordons et ce que nous montrons, sont sous-tendus par la seule question qui vaille, à savoir quelle société voulons-nous ? Nous nous demanderons aussi comment on prend en compte les addictions numériques. Le paradoxe de la réalité virtuelle par exemple c'est qu'elle est utilisée comme outil thérapeutique. Or on ne sait pas encore ce que fait la VR à notre cerveau, et on sait qu'elle déclenche aussi des addictions. Pour l'intelligence artificielle, on veut voir comment elle transforme le vivre ensemble, comment elle est vecteur d’espoirs mais aussi d’inquiétudes. L' intelligence humaine et émotionnelle, l’intelligence en réseau sont au cœur de cette réflexion.

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