La mobilisation des “gilets jaunes” s'est déroulée jusqu'en fin de journée avec quelques heurts par endroit, pour le 20e samedi consécutif. Plusieurs villes comme Avignon, Bordeaux ou Saint-Etienne avaient littéralement barricadé leur centre-ville pour éviter les manifestations violentes.

L'accès à l'intérieur des remparts du centre-ville d'Avignon était complètement bloqué une bonne partie de la journée de samedi, pour limiter l'accès des "gilets jaunes".
L'accès à l'intérieur des remparts du centre-ville d'Avignon était complètement bloqué une bonne partie de la journée de samedi, pour limiter l'accès des "gilets jaunes". © Maxppp / Guillaume HORCAJUELO

Au total, le ministère de l'Intérieur a recensé 33 700 manifestants en France, dont 4 000 à Paris. Un chiffre en baisse par rapport aux 8 300 annoncés par le ministère samedi dernier à la même heure (dont 3 100 dans la capitale).  

À Avignon, interdit de défiler à l’intérieur des remparts 

Malgré l’interdiction, 500 manifestants au maximum ont tenté de rentrer dans le centre-ville et notamment à l’intérieur des remparts après avoir été repoussés une première fois en début d'après-midi. Au moins deux manifestants ont été légèrement blessés dans des affrontements avec les forces de l'ordre. Des grilles pour bloquer les accès du centre-ville avaient été installées à certains accès à l’intramuros. Des interpellations ont eu lieu et des armes ont été confisquées, selon France Bleu Vaucluse.

À Bordeaux, journée “ville morte” 

Dans la capitale girondine, plus 5.000 “gilets jaunes” ont bravé l'interdit en se rendant place de la Victoire, s’approchant aussi de la mairie, secteurs où les manifestations n’étaient pas autorisées. Des projectiles ont été lancés contre les forces de l'ordre dans le centre-ville qui ont répliqué avec des tirs de gaz lacrymogène. Comme le montre ce tweet d’une journaliste du quotidien régional Sud-Ouest, les accès au centre-ville étaient bloqués. 

De nombreux commerçants ont fermé boutique ce samedi, répondant à l'appel du maire à décréter “ville morte” face à la menace de violences et la crainte de la présence de “plusieurs centaines de casseurs”. Selon l’AFP, le chausseur Michard et Ardillier, institution du centre ville depuis 41 ans, a fermé son rideau pour la première fois depuis la mi-novembre. “D'habitude, on essayait de s'adapter, on fermait le rideau le temps du passage de la manifestation”, dit un employé, “mais là on ne prend pas de risques”. L’une des images marquante de la journée sont ces black-blocs qui s’en prennent à une agence bancaire pourtant barricadée. 

À Saint-Étienne, quelques accrochages

Alors qu’il était, dans le centre-ville, strictement interdit de manifester, 3 500 manifestants ont défilé cet après-midi à Saint-Étienne. Selon France Bleu, plusieurs tentatives d’intrusions sur ont eu lieu place Carnot mais les manifestants ont été bloqués par les CRS. Les forces de l'ordre ont en effet bouclé le centre-ville de Saint-Étienne et la Cité du design ou comme sur cette photo, le boulevard Thiers. 

À Toulouse, mobilisation en baisse

Dans le centre de Toulouse, plusieurs centaines de personnes étaient présentes au départ de la manifestation. La préfecture de la Haute-Garonne avait renouvelé son interdiction de manifester place du Capitole mais les manifestants avaient été invités à défiler à Bordeaux. Les premières tensions avec les forces de l'ordre sont apparues vers 16h30. Le cortège s'est ensuite dispersé d’après France Bleu Occitanie.

Enfin à Paris, une journée plutôt calme

A Paris, le défilé s'est déroulé dans une ambiance plutôt calme. À 17 heures, la police avait procédé à 32 interpellations, 21 verbalisations pour avoir manifesté sur le périmètre interdit et 11 945 contrôles préventifs, selon la préfecture de police. 

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