Les autorités sont mobilisées à la veille de la mobilisation contre la hausse des prix des carburants. Pour l'instant les renseignements n'ont pas identifié de casseurs dans les rangs des organisateurs.

Des milliers de "gilets jaunes" devraient battre le pavé ce samedi contre la hausse des prix des carburants.
Des milliers de "gilets jaunes" devraient battre le pavé ce samedi contre la hausse des prix des carburants. © Maxppp / FREDERIC CHARMEUX

Le mouvement des "gilets jaunes" ce samedi partout en France, contre l'augmentation des taxes sur les carburants, va mobiliser des milliers d'automobilistes. Les services de renseignement intérieur ont donc enquêté, cherché d'abord à connaître le profil des initiateurs de ce mouvement. Il n'y a visiblement aucun problème de ce côté-là. Les instigateurs sont des Franciliens, non militants. Mais qu'en est-il des autres participants ?

Les risques de blocage inquiètent le gouvernement

L'objectif de ces derniers jours était donc de savoir s'il pouvait y avoir une menace quelconque d'infiltration par des casseurs très politisés et très professionnels. Selon nos informations, ce n'est pas le cas. 

Aucun document ne mentionne en tout cas des objectifs d'attaques ciblées. Mais le risque de débordement n'est évidemment pas écarté pour autant. Un potentiel blocage "total" des routes semble notamment inquiéter le gouvernement. "Une manifestation, normalement, doit être déclarée, surtout pour être encadrée, rappelle Laurent Nuñez, secrétaire d'État auprès du ministre de l'Intérieur. La déclaration permet un encadrement de la manifestation et éviter qu'il y ait des débordements".

On sera attentif au risque de blocages, au risque d’infiltrations mais nous abordons cette journée de manière très sereine et très concentrée.'

Le secrétaire d'État insiste également sur la légalité des manifestations : "_ce qui compte, c'est qu'il n'y ait pas de blocage total de la circulation_, parce qu'à ce moment-là, on rentre dans le champ d'un certain nombre d'infractions pénales, comme le délit d'entrave". 

Ce samedi matin, une cellule spéciale de coordination du suivi des manifestations sera mise en place au siège du ministère de l'Intérieur à Paris.

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