La crise des "gilets jaunes" est aussi une période de fortes tensions et de violence pour les journalistes. Depuis le début du conflit, ils subissent attaques verbales et parfois physiques de la part de manifestants comme de policiers. Une situation dénoncée dans une tribune signée par SDJ et syndicats de journalistes.

Les journalistes de LCI et les deux agents de sécurité qui les accompagnaient ont été violent pris à partie samedi 12 janvier par des "gilets jaunes".
Les journalistes de LCI et les deux agents de sécurité qui les accompagnaient ont été violent pris à partie samedi 12 janvier par des "gilets jaunes". © Capture d'écran de la vidéo tournée par le journal Paris Normandie.

Dans une tribune publiée dans la presse et diffusée sur les réseaux sociaux, les sociétés des journalistes, sociétés des rédacteurs et de nombreux syndicats et associations de journalistes, ont signé une tribune intitulée, "Non la presse ne doit pas être un bouc émissaire". 

Ce texte intervient à la suite d’agressions de journalistes lors des rassemblements et manifestations des "gilets jaunes" dans différentes régions de France. 

En particulier, après l’agression violente subie par nos confrères de LCI samedi 12 janvier lors d’une manifestation à Rouen. 

Pour les signataires, sociétés de journalistes, associations et syndicats de la profession, "le simple constat qu’il faille désormais à des journalistes des agents de protection pour espérer rentrer sains et saufs à leur rédaction est inadmissible."

Les rédacteurs de cette tribune dénoncent un climat détestable au cours (et autour) de manifestations : "Depuis quelques semaines, un peu partout en France, lors des manifestations des 'gilets jaunes', des journalistes sont empêchés d’exercer, insultés, malmenés physiquement, voire blessés, par des manifestants et/ou des policiers" regrette-ils dans ce texte.

Ils soulignent donc que les violences contre les journalistes sont aussi le fait des forces de l’ordre. 

Ils s’inquiètent également du fait que les équipes sont régulièrement insultées, molestés et des journaux interdits de paraître. 

Les auteurs de cette tribune mettent en garde : 

"Empêcher les journalistes de faire leur travail, c’est empêcher les citoyens d’être informés, c’est tout simplement menacer la démocratie."

Le SNJ, avait également publié vendredi une tribune dans le Monde sur ce même sujet.

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