Des jeunes femmes se vendent dans la ville d’Abidjan où les clients savent qu’ils vont trouver de fraîchenies, des fraîches de 14 à 25 ans. Venue massivement du nord après la guerre en 2002, ces go pratiquent une prostitution de survie. Oubliées des politiques d’aide au développement, elles vivent dans l’angle mort du monde.

Eliane de Latour a saisi ces jeunes femmes sur le vif, dans leur environnement. Son travail s’est essentiellement centré sur des portraits posés, le jour, la nuit, à la recherche de leur subjectivité dans ces lieux fracassés. Dans un parcours scénographié, l’exposition dévoile une jeunesse sans-filet, massacrée. Révélant ces belles oubliées, Eliane de Latour signe un fascinant geste d’anthropologie engagée.

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