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Google © CC Carlos Luna

Le moteur de recherche américain a annoncé jeudi le lancement d'un service en ligne, destiné aux citoyens européens, qui veulent obtenir la suppression de résultats de recherche qu'ils jugent inappropriés.

Dans un communiqué Google dit avoir voulu "se mettre en conformité avec l'arrêt récent de la justice européenne".

La CJUE a en effet rendu mi-mai un arrêt favorable au "droit à l'oubli" sur internet. La Cour de justice de l'Union européenne considère que des particuliers peuvent obtenir, sous certaines conditions, la suppression de liens vers des pages internet comportant des données personnelles "inappropriées, hors de propos ou qui n'apparaissent plus pertinentes."

Google ne précisé pas le temps nécessaire à la disparition des liens "litigieux".

►►► POUR EN SAVOIR PLUS |le Formulaire Google

90% des recherches passent aujourd'hui par Google

Sur le formulaire mis en ligne par Google, le requérant dispose d'un espace pour soumettre les liens qu'ils souhaitent voir supprimer et pour expliquer pourquoi ces liens sont "hors de propos, obsolètes ou d'une autre façon inappropriés."

Google explique qu'il évaluera si les résultats de recherches font apparaître des liens vers des informations obsolètes concernant un individu ou si cela relève du droit à l'information, comme des informations sur des fautes professionnelles, des condamnations pénales ou encore sur le comportement public des responsables politiques.

Un comité consultatif sur le droit à l'oubli

Larry Page, le PDG de Google, a reconnu dans une interview accordée au Financial Time, que son entreprise avait sous-estimé l'importance de cet enjeu pour l'Europe :

J'aurais souhaité que nous soyons, plus tôt, engagés dans un vrai débat. Mais désormais nous sommes impliqués et nous voulons mieux communiquer avec les gens sur ce sujet.

Dans son communiqué l'entreprise regrette que "L'arrêt exige de Google de porter des jugements difficiles sur le droit d'un individu à l'oubli et le droit à l'information du public. Nous sommes en train de mettre sur un pied un comité consultatif d'experts pour se pencher sur ces questions".

Si Google parle de "droit à l'information du public" c'est que son PDG dit s'inquiéter des abus potentiels à venir : "sela peut encourager certains gouvernements totalitaires à faire de mauvaises choses (...) que n'approuveraient pas les pays européens"...

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