Comment rendre moins visibles des sites Internet racistes, homophobes ou antisémites ? C'est la question que se pose Google, d'autant plus après des révélations du Guardian.

Sur Google, des sites négationnistes remontent si l'on pose les bonnes questions
Sur Google, des sites négationnistes remontent si l'on pose les bonnes questions © Radio France / Olivier Bénis

L'article révélait que des sites négationnistes étaient parmi les premières propositions à la question "Did the Holocaust happen" ("L'Holocauste a-t-il eu lieu"). Google a réagi avec une mise à jour de ses algorithmes de tri des résultats, des formules complexes et pas toujours faciles à faire évoluer, d'autant que le géant du web les protège jalousement.

Tenter de comprendre le fonctionnement des algorithmes de Google, c'est un peu comme essayer de résoudre un Rubik's Cube avec les yeux bandés : le moteur de recherche ne communique pas ou très peu sur la façon dont il trie ses résultats, notamment pour éviter que des sites un peu trop malins ne trichent avec ces critères pour remonter artificiellement.

À question orientée, réponse extrême

Ce qu'on sait c'est que Google fait régulièrement évoluer ces algorithmes, comme la semaine dernière, quand il a ajouté un système pour écarter des informations "ne faisant pas autorité", en l'espèce un site négationniste anglophone. En version française, la question "L'holocauste a-t-il existé" propose encore directement un lien vers un article daté de 1992 sur le site de Robert Faurisson, régulièrement condamné pour négationnisme.

Une réponse finalement assez logique : la question elle-même est très orientée et relayée presque uniquement par des sites négationnistes. Avec une recherche plus neutre, comme "Shoah" ou "Holocauste", les réponses sont totalement différentes et dirigent vers des sites historiques ou pédagogiques.

D'ailleurs le fonctionnement classique de Google a presque réglé le problème tout seul, au moins temporairement. Jeudi soir, si vous lui demandiez "L'holocauste a-t-il eu lieu", Google proposait le site de Robert Faurisson tout en bas de la première page de résultats. Il est devancé, justement, par tous les articles de presse sur le fait qu'il était jusqu'ici en première position. Dont, probablement, le présent article.

► ALLER PLUS LOIN | En 2013, la Cour de cassation avait estimé que Google n'était pas responsable de toutes ses réponses...

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