On peut être contre le nucléaire et adorer s'installer dans les réacteurs français : plusieurs militants ont réussi à pénétrer à l'aube dans la centrale nucléaire du Tricastin, dont la Drôme. Ils y ont déployé des banderoles, et rien de plus, assure EDF.

17 d'entre eux ont été interpellés dans la matinée par la gendarmerie, mais d'autres sont restés plus longtemps "accrochés" à des échelles ou des structures métalliques.

Les explications de Nathalie Rodrigues, de France Bleu Drôme-Ardèche.

"Entrés à 5h20, ils ont atteint les réacteurs en 15 minutes", dit pour sa part dans un communiqué l'organisation écologiste, selon laquelle cette centrale nucléaire est l'une des "cinq plus dangereuses de France".

Pour Yannick Rousselet, chargé de campagne nucléaire Greenpeace, cela met en évidence un vrai problème de sécurité.

Selon Greenpeace, qui parle de "plusieurs dizaines de militants", ces derniers, qui ont déployé des banderoles sur le site, ont pris position sur "les structures de chargement des réacteurs N°1 et N°3".

Pas de faille de sécurité, pour EDF

Une porte-parole d'EDF a précisé de son côté qu'une vingtaine de militants de l'organisation au total avaient pénétré sur le site. Mais elle dément qu'ils aient atteint des "zones sensibles".

"Ils sont sur le terrain de la centrale mais à l'extérieur des zones sensibles. Ils sont identifiés. Les forces de l'ordre sont en train de les interpeller", explique-t-elle à Reuters.

Pierre-Henry Brandet, porte-parole du ministère de l'Intérieur, assure qu'il n'y a jamais eu le moindre danger sur le site.

Greenpeace entend, par cette opération coup de poing, demander au chef de l'Etat la fermeture de la centrale du Tricastin, a expliqué Yannick Rousselet, chargé du dossier nucléaire pour Greenpeace France.

Des militants de l'organisation ont projeté sur l'un des réacteurs une image de fissure en cours de formation. Une de leurs banderoles proclame : "Tricastin, accident nucléaire" et "Président de la catastrophe ?" à côté d'un portrait de François Hollande.

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