Les médecins protestent contre la loi santé
Les médecins protestent contre la loi santé © maxppp

A l'issue de la première semaine de mouvement, rien ne semble bouger. La grève se poursuivra jusqu'au 31 décembre comme prévu mais aucune rencontre n'est programmée avec le gouvernement. La situation semble bloquée, sans qu'il y ait pour autant d'affluence dans les hôpitaux.

Dans un communiqué, le principal syndicat de médecins libéraux, la CSMF (généralistes et spécialistes) a évoqué une grève "particulièrement suivie" avec plus de "80% de cabinets médicaux fermés".Les explications de Danielle Messager

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Les explications de Danielle Messager

Les syndicats évoquent un engagement au moins identique pour la semaine à venir. La détermination semble toujours aussi forte sur les principales revendications : pas de généralisation du tiers payant dans la future loi de santé et une augmentation de la consultation pour les généralistes de 23 à 25 euros.

Pour l'organisation, cela démontre "l'exaspération et la détermination de la profession" contre le projet de loi de santé du gouvernement. Un texte "qui va détruire l'organisation des soins libéraux de proximité auxquels les Français sont attachés pour en faire une usine à gaz aux mains de l'administration où tout sera plus compliqué et plus long".

Situation bloquée

Le problème c'est que depuis le début de cette grève, mardi dernier, il ne se passe rien : Marisol Touraine a déjà déclaré qu'elle n'ouvrirait pas de negociations pendant la période des fêtes. On la sait tres attachée au tiers payant, socle de sa loi, quant à une hausse de la consultation : c'est en temps de crise, un message qui ne passerait pas forcement bien.

Alors la ministre de la Santé laisse gentiment les jours passer, tout en n'oubliant pas de communiquer sur le fait que la permanence des soins est assurée, tout se passe bien dans les hôpitaux, les taux de fréquentation aux urgences sont stables, de là à penser que cette grève ne gêne personne... Au ministère on déclare :

A ce jour, aucune difficulté particulière dans la prise en charge des malades n'a été signalée sur l'ensemble du territoire. Les taux de fréquentation des services d'accueil des urgences sont stables par rapport à ce qui a été observé pendant la même période les précédentes années

Mais ça ne pourra pas durer , il faudra bien à un moment négocier, d'autant qu'il n'a pas échappé aux médecins de ville que les urgentistes avaient tres vite obtenu ce qu'ils voulaient. Mais en attendant , grève ou pas, les médecins sont réquisitionnés, et les malades soignés.

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