Demain, ce sera donc le vingt-huitième jour de grève pour le groupe public.

Au cours de l'Assemblée générale du jour, l'intersyndicale est apparue divisée, une division encore plus marquée entre salariés grévistes et organisations syndicales.

Quatre syndicats sur les cinq engagés dans le mouvement ont plaidé pour la fin de celui-ci, après, ont-ils dit, avoir consulté leurs adhérents, notamment dans les radios locales du groupe Radio France. Pourtant, c'est à une large majorité que les grévistes ont voté la poursuite de la grève.

Sous cette pression, la CGT a décidé de maintenir son préavis au moins jusqu'à demain.

Jean-Matthieu Zahnd, militant du syndicat et réalisateur à France Culture explique:

La CGT a décidé de suivre la décision des salariés en AG jusqu'à demain, jour de Conseil d'administration

Représentant du syndicat SUD, et favorable à l'arrêt de la grève, Jean-Paul Quennesson assume

Pour les organisations syndicales appelant à la reprise du travail, l'enjeu, c'était la poursuite d ela médiation en cours. Echéance importante pour certains, chantage pour les autres : si les préavis n'étaient pas levés, la médiation pouvait s'arrêter là.

Les explications de Philippe Ballet de l'UNSA, également recueillies par Manuel Ruffez

Pour ces syndicats donc, le combat suivant ne fait que commencer : il s'agit de la négociation avec le médiateur nommé par le gouvernement sur le maintien de l'emploi à Radio France. Une nouvelle Assemblée générale doit avoir lieu mercredi à 10 heures.

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