Plusieurs syndicats ont appelé à la grève ce mardi. Une mobilisation lancée avant que Jean-Michel Blanquer ne demande aux lycées de mettre en place un enseignement à distance partiel. Cette mesure va dans le bon sens mais les syndicats restent inquiets sur la situation sanitaire dans les écoles et collèges.

Dans une école de Vincennes, septembre 2020
Dans une école de Vincennes, septembre 2020 © AFP / Martin BUREAU

Selon le syndicat du primaire, le Snuipp, un enseignant sur 5 devrait être en grève aujourd'hui. Mais ils sont encore plus nombreux à exprimer lassitude et colère face aux revirements de ces dernières semaines.

Le casse-tête de la cantine

Les collèges où 600 à 800 élèves se côtoient chaque jour réclament les mêmes dispositions que dans les lycées : des demi-groupe ou des cours en alternance qui permettraient de réduire le brassage des élèves, notamment à la cantine où les tables ne sont pas toujours nettoyées entre deux services.

Dans le primaire, certaines écoles ont aussi des effectifs très chargés et même si le masque est porté par les enfants de plus de 6 ans depuis une semaine, les autres points du protocole sanitaire renforcé ne s'appliquent pas partout. Dans les grandes villes, il est parfois en contradiction avec le plan Vigipirate : il faudrait aérer les classes mais ne pas ouvrir les fenêtres qui donnent sur la rue par exemple.

Un sentiment d'impréparation

Les syndicats d'enseignants demandent donc des moyens pour appliquer ce protocole. Plus d'agents territoriaux pour la désinfection des locaux, plus de professeurs et d'encadrants pour constituer des petits groupes d'élèves. Les enseignants souhaitent surtout des décisions claires et efficaces. Ils ne veulent pas revivre l'enseignement à distance, mais ils ont le sentiment d'une impréparation de la part du gouvernement alors que des scénarios en cas de circulation active du virus étaient prévus depuis juillet. Ils considèrent qu'on a perdu beaucoup de temps et feront entendre leur colère aujourd'hui.